lundi 2 décembre 2019

LES MISÉRABLES - Ladj LY (Réalisation & Scénario avec Alexis Manenti et Giordano Gederlini) - France - au Pathé Beaugrenelle (30.11.2019)

Prix du Jury à Cannes (2019)
Un film "coup de poing" totalement maîtrisé...
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5 / 5
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SYNOPSIS :


"Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade anti-criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, deux 'Bacqueux' d'expérience. Il découvre rapidement les tensions entre les différents groupes du quartier. Alors qu'ils se trouvent débordés lors d'une interpellation, un drone filme leurs moindres faits et gestes."

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La cité des Bosquets à Montfermeil s'embrase après une bavure policière...
Montfermeil où Victor Hugo rédigea "Les Misérables" (plusieurs allusions au roman dans le film)... 
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Une banlieue que Ladj Ly, le réalisateur, connait parfaitement et où il vit toujours :
"Tout ce qui est dedans est basé sur des choses vécues : la liesse de la Coupe du monde évidemment, l’arrivée du nouveau flic dans le quartier, l’histoire du drone... Pendant cinq ans, avec ma caméra, je filmais tout ce qui se passait dans le quartier, et surtout les flics, je faisais du copwatch. Dès qu’ils débarquaient, je prenais ma caméra et je les filmais, jusqu’au jour où j’ai capté une vraie bavure. Dans le film, l’histoire du vol du lionceau déclenchant la colère des Gitans propriétaires du cirque est également vécue... J’ai voulu montrer toute la diversité incroyable qui fait la vie des quartiers. J’habite toujours ces quartiers, ils sont ma vie et j’aime y tourner. C’est mon plateau de tournage !"

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Sélectionné pour représenter la France aux Oscars 2020...
Ce film bouleversant, surprenant, loin des clichés habituels, sans parti pris apparent, est une réussite totale : scénario, dialogues, réalisation, direction d'acteurs...
Ladj Ly réussit à nous tenir en haleine tout au long de la projection avec une scène finale d'une violence inouie et d'une incroyable virtuosité.
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En épilogue une phrase extraite des Misérables :

 « Il n’y a pas de mauvaise graine ni de mauvaise plante, il n’y a que des mauvais cultivateurs ». 
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Quelques images...
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Les 3 bacqueux (flics de la brigade anti-criminalité)
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Ladj Ly
né en 1980
Réalisateur, Scénariste, Acteur
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"Les Misérables" : son premier long métrage.

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lundi 25 novembre 2019

MANIERE DE VOIR N° 168 - LE PEUPLE DES RONDS-POINTS - Monde Diplomatique

"GILETS JAUNES"
et autres soulèvements
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INDISPENSABLE !
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Présentation du numéro :

"Que reste-t-il du mouvement des « gilets jaunes » ? Un an après son déclenchement, les raisons de la colère demeurent intactes : injustice fiscale, cherté de la vie, dépendance à la voiture. La situation politique, elle, a changé : l'irruption dans la rue des classes populaires en dehors des cadres syndicaux habituels et la réponse répressive inédite que lui a opposé le gouvernement a constitué un basculement dont les conséquences seront profondes."
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Extraits de l'éditorial "Saison Jaune" d'Hélène Richard  :
"...les « gilets jaunes » ont surtout placé le pays dans une situation politique nouvelle. En descendant dans la rue, des centaines de milliers de Français, auparavant isolés, ont tissé des solidarités et engrangé une expérience militante.
...............
...les images de l’Arc de triomphe dégradé ont fait le tour du monde. Et M. Benjamin Griveaux, alors porte-parole du gouvernement, s’est étonné de retrouver son pays « cité dans une liste entre le Venezuela et Haïti » en raison des blessures infligées aux manifestants (Le Figaro, 6 mars 2019). Dans l’une des économies les plus prospères de la planète, un mouvement social inédit par sa longueur, ses modes d’action et sa composition sociale a fait sauter le vernis « progressiste » de M. Macron : voilà ce que beaucoup d’autres dirigeants à travers le monde gardent en tête."
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Plusieurs articles répartis en trois grandes sections...
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1. Quand tout remonte à la surface :




"Attendre des mois un rendez-vous chez le généraliste, « cramer de l'essence » pour se rendre au premier bureau de poste, compter chaque sou pour offrir à Noël un cadeau à ses enfants : mis bout à bout, ces fardeaux quotidiens ont coagulé au sein d'un vaste mouvement populaire. La couleur jaune est devenue le symbole de cette France longtemps réduite au vote d'extrême droite et hantée par la peur du déclassement."

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2. Rentrer le diable dans sa boite :




"Pour se faire entendre, les « gilets jaunes » ont ciblé notamment les lieux de pouvoir. Après quelques concessions, les autorités ont décidé de répondre par l'intimidation judiciaire et le Flash-Ball. Ce durcissement spectaculaire intervient alors que les libertés publiques se délitent depuis une vingtaine d'années, sous couvert de lutte antiterroriste et de prévention des émeutes urbaines."


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3. S'organiser, repartir de zéro ? :




"La difficulté à mener une existence décente et le discrédit des élites contribuent à jeter les manifestants dans les rues. Mais la disqualification des gouvernants explique le refus de se doter de porte-parole et de représentants. Dès lors, comment s'organiser, en premier lieu pour pérenniser les avancées sociales que l'effet de surprise et l'ampleur des mobilisations permettent d'arracher ?"

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Des rubriques diverses:


Chronologie, Cartographie, Chiffres-clés, Citations......

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Nombreuses photos :



(photo de Odhàn Dunne - 15.12.18 - de la série "Pendant ce temps les gilets jaunes passaient)
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vendredi 22 novembre 2019

BELOVED (1987) - Toni MORRISON - Etats-Unis - 10/18 n°2378

Prix Pulitzer 1988
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Présentation de l'éditeur :


"Inspiré d'un fait divers survenu en 1856, Beloved exhume l'horreur et la folie d'un passé douloureux. Ancienne esclave, Sethe a tué l'enfant qu'elle chérissait au nom de l'amour et de la liberté, pour qu'elle échappe à un destin de servitude. Quelques années plus tard, le fantôme de Beloved, la petite fille disparue, revient douloureusement hanter sa mère coupable."


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Impossible "d'accrocher" vraiment à ce livre salué comme un chef d'oeuvre :
Une lecture très laborieuse, ardue, de ce roman foisonnant où je me suis trop souvent perdu...

Certains passages pourtant m'ont vivement impressionné, mais trop vite je retombais ensuite dans une incompréhension parfois totale...

Je regrette d'autant plus de n'avoir pu maîtriser ma lecture que cette oeuvre traite d'un sujet très fort, celui de la condition des esclaves, de leur destin lorsqu'ils sont affranchis...

En définitive le sentiment très pénible d'être passé à côté d'une oeuvre importante !
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Extraits :
 "Que tout Blanc avait le droit de se saisir de toute votre personne pour un oui ou pour un non. Pas seulement pour vous faire travailler, vous tuer ou vous mutiler, mais pour vous salir. Vous salir si gravement qu'il vous serait à jamais impossible de vous aimer. Vous salir si profondément que vous en oubliiez qui vous étiez et ne pouviez même plus vous en souvenir. Et qu'alors même qu'elle, Sethe, et d'autres étaient passés par là et y avaient survécu, jamais elle n'aurait pu permettre que cela arrive aux siens. Le meilleur d'elle, c'étaient ses enfants. Les Blancs pouvaient bien la salir, elle, mais pas ce qu'elle avait de meilleur, ce qu'elle avait de beau, de magique -la partie d'elle qui était propre."

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"Tant qu'un nègre a des jambes, il a intérêt à s'en servir. Qu'il reste assis trop longtemps et quelqu'un trouvera le moyen de les ligoter."
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" Ce qu’elle est m’est égal. Grande ne veut rien dire pour une mère. Un enfant est un enfant. Ils poussent, vieillissent mais être grands ? Qu’est-ce censé vouloir dire ? Dans mon cœur, ça n’a aucune signification. "
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"C’est l’amie de mon esprit. Elle me rassemble, vieux. Les morceaux que je suis, elle les rassemble et elle me les rend tout remis en ordre. C’est bon, tu sais, d’avoir une femme qui est l’amie de mon esprit "

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Toni Morrison
1931-2019
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Nobel de littérature en 1993
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Voir Wikipedia

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lundi 18 novembre 2019

J'ACCUSE - Roman POLANSKI (Réalisteur & CoScénariste avec Robert Harris) - France - au Pathé Beaugrenelle (18/11/2019)

Lion d'argent à Venise...
L'affaire Dreyfus vue par un militaire qui, par éthique, eut le courage d'aller jusqu'au bout de la vérité.
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4,5 / 5
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SYNOPSIS :


"Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier.
Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. L’affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées.

A partir de cet instant et au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus."
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Roman Polanski précise à propos du rôle principal donné au Colonel Picquart :


"A l’époque, ce célibataire qui a une maîtresse, jouée par Emmanuelle Seigner, l’épouse d’un haut personnage de l’État, est un marginal dans les mœurs et un « antisémite naturel », comme on pouvait l’être en cette fin de 19ème siècle. Pourtant, c’est lui qui, involontairement, va sauver le capitaine Dreyfus. Picquart est un personnage passionnant, complexe. Ce n’est pas un antisémite combattant. Il n’aime pas les juifs, mais cela relève plutôt d’une tradition que d’une conviction."
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Du début à la fin de son film Polanski nous offre un récit haletant pour évoquer cette affaire qui bouleversa la société française pendant une douzaine d'années.
La mise en scène est absolument remarquable (notamment une reconstitution minutieuse)...
Les acteurs sont excellents...
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Superbe composition de Jean Dujardin dans le rôle du colonel Picquart...

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Louis Garrel (à droite) est Dreyfus...

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Emmanuelle Seigner (Pauline Monnier)...

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Roman Polanski
né en 1933
Réalisateur, Scénariste, Producteur, Acteur
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Il a réalisé 23 longs métrages dont (voir sur ce blog en cliquant) :
La Vénus à la fourrure (2013) 
Carnage (2011)
The Ghost writer (2010)

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POLEMIQUE :

Mieux vaut oublier la vaine et maladroite polémique selon laquelle les spectateurs de J'accuse seraient des complices d'un violeur...
Non je n'ai pas honte d'avoir vu un film très fort qui est aussi un plaidoyer contre un antisémitisme encore trop présent dans notre société.
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vendredi 8 novembre 2019

LE TRAÎTRE - Marco BELLOCCHIO (réalisateur & co-scénariste) - Italie - Gaumont Convention (4.11.2019)

MAGISTRAL !
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5 / 5
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Après "Vincere" , "La belle endormie" et "Fais de beaux rêves"...
Un nouveau chef d'oeuvre de l'un des plus grands cinéastes vivants
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Synopsis :


"Au début des années 1980, la guerre entre les parrains de la mafia sicilienne est à son comble. Tommaso Buscetta, membre de Cosa Nostra, fuit son pays pour se cacher au Brésil. Pendant ce temps, en Italie, les règlements de comptes s'enchaînent, et les proches de Buscetta sont assassinés les uns après les autres. Arrêté par la police brésilienne puis extradé, Buscetta, prend une décision qui va changer l'histoire de la mafia : rencontrer le juge Falcone et trahir le serment fait à Cosa Nostra."
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"Lorsque les hommes de la Mafia sicilienne parleront, c'en sera fini de Cosa Nostra"
(Giovanni Falcone)
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Dans une réalisation virtuose Bellocchio dresse un extraordinaire et fascinant portrait de Tommaso Buscetta, le mafieux repenti qui fit tomber 350 mafiosi lors de son procès dans les années 1980.
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Dés le début du film on est subjugué par une séquence éblouissante : 
une fête qui réunit tous les pontes de la Mafia sicilienne dans un somptueux palais de Palerme...



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Tout au long du film se succèdent des scènes ...
Intimes (la vie de famille, les interrogatoires du juge..)
Spectaculaires
 au souffle opératique (la fête des mafieux, le procès, la mort de Falcone ...)
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Tommaso Buscetta est superbement interprété par Pierfrancesco Favino...






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Avec Fausto Russo Alesi (Giovanni Falcone)...

 
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Bande annonce...

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Marco Bellocchio
né en 1939
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Il a réalisé une trentaine de longs métrages...
Voir sur ce blog (cliquer sur le titre) :
Fais de beaux rêves (2016)

La belle endormie (2012)

samedi 2 novembre 2019

SORRY WE MISSED YOU - Ken LOACH (réalisation) - Paul Laverty (scénario) - Royaume-Uni - au Gaumont Convention (2.11.2019)

 Une fois de plus, à 83 ans, Ken Loach dénonce, avec force et talent, les injustices et les tares de notre société...
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4,5 / 5
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Synopsis...


"Ricky, Abby et leurs deux enfants vivent à Newcastle. Leur famille est soudée et les parents travaillent dur. Alors qu’Abby travaille avec dévouement pour des personnes âgées à domicile, Ricky enchaîne les jobs mal payés ; ils réalisent que jamais ils ne pourront devenir indépendants ni propriétaires de leur maison. C’est maintenant ou jamais ! Une réelle opportunité semble leur être offerte par la révolution numérique : Abby vend alors sa voiture pour que Ricky puisse acheter une camionnette afin de devenir chauffeur-livreur à son compte. Mais les dérives de ce nouveau monde moderne auront des répercussions majeures sur toute la famille…"

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Ken Loach n'a pas fini de nous surprendre...
Il s'en prend cette fois, de manière cinglante, aux conséquences désastreuses de l'ubérisation du travail...
Comment une famille unie et attachante va se trouver désagrégée, brisée, par ce que l'on a qualifié parfois d'esclavage moderne...
Un film "coup de poing" bouleversant avec des comédiens épatants...
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Kris Hitchen est Ricky...







avec
Debbie Honeywood (Abby)
Katie Proctor (Lisa)
Rhys Stone (Seb)


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Ken Loach
 né en 1936
Réalisateur (cinéma et tv)
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Sur ce blog voir notamment  Moi, Daniel Blake Palme d'or (Cannes 2016)

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vendredi 1 novembre 2019

LA PORTE DES ENFERS (2008) - Laurent GAUDÈ - France - Actes Sud (Babel n° 1015 - J'ai Lu n°10469)

Descente aux Enfers
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Présentation par l'Editeur :


"Au lendemain d’une fusillade à Naples, Matteo voit s’effondrer toute raison d’être. Son petit garçon est mort. Sa femme, Giuliana, disparaît. Lui-même s’enfonce dans la solitude et, nuit après nuit, à bord de son taxi vide, parcourt sans raison les rues de la ville.
Mais, un soir, il laisse monter en voiture une cliente étrange qui, pour paiement de sa course, lui offre à boire dans un minuscule café. Matteo y fera la connaissance du patron, Garibaldo, de l’impénitent curé don Mazerotti, et surtout du professeur Provolone, personnage haut en couleur, aussi érudit que sulfureux, qui tient d’étranges discours sur la réalité des Enfers. Et qui prétend qu’on peut y descendre…"

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Le mythe d'Orphée et l'Enfer de Dante magistralement revisités par Laurent Gaudé...
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Un récit violent, sanglant, tragique où l'on passe du réel au fantastique avec une virtuosité déconcertante.
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Tout comme dans "Le Soleil des Scorta" on ne qu'admirer la sobriété de l'écriture et l'habile composition du récit sur deux époques.
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Extraits :

"Pippo? L'enfant ne répondit pas. Il se sentit pâlir d'un coup. Il se mit à genoux. Sa chemise était baignée de sang. Pippo? L'air lui manqua. Son fils ne bougeait pas, restait face contre terre, inerte. Pippo? Il cria. Il ne savait que faire. Il cria. Parce qu'il ne savait pas comment empêcher ce sang qu'il aimait de continuer à se répandre sur le trottoir..."

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"Son fils allait rester là, enterré dans ce cimetière. Sa vie de mère était terminée.
Elle colla son front contre la vitre et dit adieu aux mille choses qui faisaient Pippo. Son école. Sa chambre à coucher. Ses vêtements, ceux qu'il aimait, ceux qu'il ne mettait jamais. Elle dit adieu à la joie de se promener avec lui, au contact ténu de sa main dans la sienne. Elle dit adieu à son angoisse de mère qui s'était emparée d'elle dès la grossesse et n'aurait jamais dû la quitter de toute sa vie....."


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"..Il n'y a rien à redouter de nulle part. Le ciel. Le pape. Rien. Vous savez pourquoi ? Parce que le ciel est vide et que tout est sens dessus dessous. J'ai espéré, moi, le châtiment pour les assassins et le paradis pour les innocents. Vous pouvez me croire. J'ai espéré. De toute mon âme. Mais les hommes saccagent tout et ils n'ont rien à craindre. C'est ainsi que va le monde. Vous savez ce qu'il nous reste ? [...] Il ne nous reste qu'une seule chose. Notre courage ou notre lâcheté. Rien d'autre."


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"En traversant les eaux du fleuve, Matteo ne put réprimer ses larmes. Il pleura toutes ces vies honnêtes et joyeuses qui, d'un coup, se trouvaient laides et haïssables.Il pleura sur ces êtres qui se croyaient maintenant vicieux alors qu'ils avaient été loyaux? Il pleura sur ce fleuve de tourment qui volait aux morts les plus beaux souvenirs...
Il pleura sur la cruauté de la mort qui se joue ainsi des âmes pour asseoir son pouvoir et pour que ne règne sur son royaume sans fin, comme cela a toujours été, que le silence résigné de ceux qui ne savent plus ce que furent, le désir, les larmes, la rage et la lumière, et qui marchent sans savoir où ils vont, creux comme des arbres morts dans lesquels siffle le vent. "

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"En disparaissant, les morts emportent un peu de nous-mêmes. Chaque deuil nous tue. Nous en avons tous fait l'expérience. Il y a une joie, une fraicheur qui s'estompe au fur et à mesure que les deuils s'accumulent... Nous mourons chaque fois un peu plus en perdant ceux qui nous entourent..."

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Laurent Gaudé
Né à Paris en 1972

Romancier, Nouvelliste, Dramaturge.
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Voir sur ce blog ---)  "Le soleil des Scorta"

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