dimanche 26 septembre 2021

MANIERE DE VOIR N° 179 - VERITES ET MENSONGES AU NOM DE LA SCIENCE...- Le Monde Diplomatique

Un numéro bienvenu  en cette période de grandes incertitudes !

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Présentation du numéro coordonné par Philippe Descamps :

"Après un an et demi de pandémie, la défiance populaire née des incohérences des politiques sanitaires n'épargne plus les faiseurs de science. Car celle-ci est de plus en plus soupçonnée de conflits d'intérêts avec les marchands, de collusion avec les gouvernants. Au risque d'alimenter un périlleux déni de science."
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Extraits de l'éditorial  "Remède à l'incertitude" de Philippe Descamps :


"A la fin de l’été 2021, la pandémie de Covid-19 a déjà fait 4,5 millions de morts dans le monde . En dépit de confinements plus ou moins sévères et de l’injection de près de six milliards de doses de vaccin, une nouvelle vague obscurcit l’horizon. La défiance populaire engendrée par les incohérences des politiques sanitaires n’épargne plus les experts, dont les dérapages alimentent la chronique. Rarement l’incertitude sanitaire fut aussi pesante, l’atmosphère intellectuelle aussi poisseuse.

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La confiance ne pourra revenir que par une appropriation plus large de la méthode scientifique, en libérant aussi la médecine et l’expertise environnementale des conflits d’intérêts, ou en affranchissant les orientations de la recherche de la quête effrénée d’innovations inutiles. Citoyennes et citoyens ont sans doute davantage besoin d’une boussole que d’un GPS. Certes, ce système ultrasophistiqué de géolocalisation par satellite leur permet de connaître leur position en permanence. Mais une confiance aveugle en la technologie conduit à perdre le nord."

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28 articles répartis en quatre sections :

I. Le socle de la raison

En fondant l'argumentation sur des faits, des données probantes, des expériences reproductibles, la démarche scientifique accompagne la marche de la civilisation. L'élargissement infini des connaissances humaines sur des bases rationnelles permet de comprendre toujours plus finement l'Univers et le vivant. Il jette également la lumière sur les menaces nées des applications funestes de nombreuses découvertes.

D'où venons-nous ///// Aurélien Barrau

Comment pensons-nous ///// Évelyne Clément, Fabrice Guillaume, Guy Tiberghien et Bruno Vivicorsi

Nous sommes tous des mutants ///// Bernard Dujon

Contre la « guerre des étoiles » ///// Philip Warren Anderson

Vers la sélection humaine ///// Jacques Testart

Comment éviter le chaos climatique ? ///// Philippe Descamps

Des glaciers de l'Antarctique à l'accord de Paris ///// Dominique Raynaud

Le meilleur des mondes ///// Ignacio Ramonet

II. Une recherche sous influence

Raison d'État ou folie des marchés orientent le travail des chercheurs ou biaisent leurs résultats. La force d'attraction de l'innovation industrielle arrache à la puissance publique des moyens toujours plus importants, qui font défaut à la recherche fondamentale comme aux études d'intérêt général. Dans un monde où le profit dicte sa loi, l'indépendance de la production du savoir demeure une ambition insatisfaite.

Chercheurs en lutte pour une exception culturelle ///// Pierre Joliot

Les campus américains vampirisés par les marchands ///// Ibrahim Warde

Études publiques, éditeurs privés ///// Richard Monvoisin et Camille Noûs

Facéties de la bibliométrie ///// Pierre Jourde

La science au risque des médias ///// Daniel Bougnoux

De l'exclusion à la sous-représentation des femmes ///// Élisa Perrigueur

Médecins sous emprise industrielle ///// Philippe Descamps

Wuhan, un nouveau Hiroshima ? ///// Bruno Canard et Étienne Decroly

III. Prolifération des pseudosciences

En parant leurs élucubrations des atours de la science, les charlatans modernes touchent un nouveau public, curieux, en rupture, se disant parfois progressiste. Les nouveaux maîtres à penser orientent l'attention vers ce qui ne bouscule ni les préjugés ni les intérêts les mieux installés. Nourri par un sens critique asymétrique et le repli sur soi, ce nouvel obscurantisme fait diversion en éclipsant la question sociale.

Quand l'astrologie entre à l'université ///// Jean Bricmont et Diana Johnstone

L'internationale de l'ésotérisme ///// Jean-Baptiste Malet

Le mythe de la singularité ///// Charles Perragin et Guillaume Renouard

Un alibi biologique pour des fins politiques ///// Steven Rose

Des pseudomathématiques au cybermarché ///// Samir Amin

La zététique, sur une fine couche de glace ///// Richard Monvoisin

IV. Rallumer les Lumières

Aux fondements de l'universalisme ///// Jean-Marc Lévy-Leblond

L'intelligence scientifique en partage ///// Jacques Testart

La bifurcation ///// Albert Jacquard

Sortir de la domination ///// Henri Laborit

Une exigence de lucidité ///// Jean-Claude Pecker

Science et politique, un dialogue impossible ? ///// Thierry Lebel

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Voix de faits

Cartographie, chiffres-clés, citations...

Les cartes et graphiques :

-  Deux siècles d'inventions sanitaires
-  Émergence de l'Asie sur la scène scientifique
-  Les grands domaines de recherche par pays
-  La responsabilité historique des pays industrialisés
-  Une corrélation révélatrice

Encadrés

Le manifeste Russell-Einstein

Oppenheimer face aux soupçons

Sakharov, de la bombe H au Nobel de la paix

Agnotologie, aux racines de l'ignorance

Lyssenko et la « science prolétarienne »

Le canular, appât épistémologique

Le procès du singe

Théorème de la soumission

Où va l'argent de la recherche ?

Du pacifisme à l'irénologie

Le principe de précaution, avec prudence...

Iconographie

Ce numéro est accompagné d'oeuvres de  Michael Waraksa Robert et Shana ParkeHarrisonHicham Berrada.


Bande dessinée


Atomes crochus ///// Marion Montaigne

Documentation

Bibliographie

Sur la Toile

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vendredi 18 juin 2021

jeudi 3 juin 2021

LES SOIXANTE-QUINZE FEUILLETS (1908) - Marcel PROUST - NRF Gallimard

 Un événement dans le monde littéraire : la publication d’un inédit de Marcel Proust !

« Le roman de 1908 »´
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Présentation par l'Editeur :

"Graal proustien, les « soixante-quinze feuillets » de très grand format étaient devenus légendaires. La seule trace qui en existait était l’allusion qu’y faisait Bernard de Fallois, en 1954, dans la préface du Contre Sainte-Beuve. En 1962, ils n’avaient pas rejoint la Bibliothèque nationale avec le reste des manuscrits de l’auteur de Swann. Leur réapparition en 2018 à la mort de Bernard de Fallois, après plus d’un demi-siècle de vaines recherches, est un coup de tonnerre.

Car les insaisissables « soixante-quinze feuillets » de 1908 sont une pièce essentielle du puzzle. Bien antérieurs au Contre Sainte-Beuve, ils ne font pas que nous livrer la plus ancienne version d’À la recherche du temps perdu. Par les clés de lecture que l’écrivain y a comme oubliées, ils donnent accès à la crypte proustienne primitive. « Un livre est un grand cimetière où sur la plupart des tombes on ne peut plus lire les noms effacés », lit-on dans Le Temps retrouvé : mais ici, Léon temps n’a pas encore effacé tous les noms."
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Le bonheur !
Impression d’assister à la naissance d’un chef d’œuvre...
C’est bien avec ces feuillets que commence « À la recherche du temps perdu »
On y retrouve :
Le drame du coucher, le baiser du soir, le portrait de Swann, Venise et bien d’autres épisodes...
Une "recherche" avant la lettre..
En complément on découvre d’autres manuscrits également inédits.
Dans une troisième partie, assurée par Nathalie Mauriac Dyer, à qui l’on doit cette époustouflante édition des Feuillets,  on trouve toute une série de compléments fort intéressants : notices, chronologie, notes.
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Cet ouvrage n’est pas destiné aux seuls amoureux de "A la recherche", il est aussi une bonne introduction au monde de Proust comme le précise Jean-Yves Tadié :

" Oui c'est clair c'est une très bonne introduction. Et on voit que le monde de Proust est un monde très simple. Ce n'est pas un monde snob, ce n'est pas un monde de riches, c'est un monde simple, humain : une famille, un enfant, une soirée... La solitude, aussi ; la méchanceté, déjà , puisqu'on voit que la grand-mère est persécutée par son mari et par son beau-frère... Et c'est très touchant aussi. Dès le début, on voit que le monde de Proust est comme le nôtre : un monde cruel. "
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EXTRAITS :
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« Puis on apporta les lampes. Tous les soirs leur vue, le bruit des rideaux qu’on fermait aussitôt après me serrait le cœur. Car je sentais que dans quelques heures viendrait l’affreux moment où il fallait dire bonsoir à Maman, sentir la vie m’abandonner au moment où je la quittais pour monter dans ma chambre, et ensuite souffrir ce qu’on ne saura jamais, dans ma chambre, d’où j’entendais le bruit d’en bas, jusqu’au moment où je parvenais à m’endormir. Quand j’y parvenais. »

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"Un champ plein de coquelicots me fait penser que la poésie est une réalité et que le bonheur et la bénédiction peuvent descendre sur la terre."

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"Le reste de la façade était en murailles où retombaient des clématites et… une aubépine rose. L’arbuste que j’ai toujours le plus aimé, que j’ai tellement aimé qu’il m’est par moments, quand il penche, laisse retomber en souriant ses fleurs roses et confuses, presque impossible de ne pas croire que je suis quelqu’un de particulier pour lui comme il est quelqu’un de particulier pour moi, depuis le temps que je l’aime et que déjà quand j’étais tout petit on plaisantait ma passion pour la fleur aimée. Quand je tombai si malade là-bas la première joie de ma convalescence fut la visite d’une cousine que j’aimais, que je n’aurais jamais cru qui fût venue à la maison, et une grande branche d’aubépine rose qu’elle m’apporta. Elle était la parure merveilleuse de l’autel et quelque chose qui dans les chemins à la grâce divine et embaumée de l’aubépine que j’adorais ajoutait de la couleur, la même couleur que les biscuits roses de Tours qu’on sortait de leur boîte après le déjeuner les jours de grande faveur, ou que le fromage à la crème quand on y avait écrasé des fraises."

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"Aujourd’hui encore quand je pense qu’il y a des chemins où il y a de l’aubépine rose ils me paraissent faits d’une substance particulière analogue au rêve, il me semble si ma triste infirmité ne m’empêchait de m’y promener que j’y pénétrerais dans ma douzième année et que bien des choses qui me semblent de la couleur insignifiante de l’expérience redeviendraient pour moi belles, mystérieuses, analogues à cette réalité divine que nous touchions partout alors et que ne l’ayant jamais trouvée dans la vie nous essayons si péniblement plus tard, quand nous sommes artistes, de découvrir et d’élucider dans notre cerveau."

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Marcel Proust
(1871-1922)
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mardi 25 mai 2021

LA SAINTE TOUCHE (2021) - Djamel CHERIGI - France - Jean-Claude Lattès - collection "La Grenade"

 La Sainte touche (c'est le jour où l'on touche les allocs...)
Un premier roman prometteur !
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Présentation de l'éditeur :

"Des mecs comme Alain Basile, vous n’en croiserez pas tous les jours et pas à tous les coins de rue.
C’est dans son épicerie, La Belle Saison, que j’ai fait sa connaissance. Mon père venait de me mettre à la porte et je vagabondais dans les rues en rêvant d’une vie de bohème. Alain, lui, il en avait rien à faire de la bohème et des lilas sous les fenêtres, sa seule ambition était de devenir millionnaire. Pour réussir, il était prêt à tout et avait besoin d’un associé. C’est tombé sur moi. Mais accuser Alain Basile d’avoir chamboulé mon existence reviendrait à reprocher au Vésuve d’avoir carbonisé Pompéi. Sans lui, je n’écrirais pas aujourd’hui."
(extraits des premieres pages du livre)
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"L’histoire d’un duo improbable entre un jeune écrivaillon mis à la rue par son père, et Alain Basile, un épicier voyou. Dans ce roman iconoclaste, parfois dur, loufoque aussi, le tandem va se lancer dans tous les trafics pour tenter de s’en sortir."
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Paumé, alcoolique, le narrateur, qui rêve de devenir écrivain, tombe sous la coupe d'un épicier véreux prêt à tout pour gagner de l'argent...
L'auteur nous transporte avec virtuosité dans la monde des marginaux et des laissés-pour-compte...
Tour à tour savoureux, drôle, déjanté, mais aussi éprouvant et émouvant, le roman est remarquablement écrit dans un style très original à la fois littéraire et populaire, souvent proche du langage parlé...
Un style ciselé, vif, argotique mais qui ne craint pas d'utiliser les imparfaits du subjonctif !
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EXTRAITS
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« L’argent qu’on possède est l’instrument de la liberté ; celui qu’on pourchasse est celui de la servitude. » Jean-Jacques Rousseau (cité en exergue)
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"Mais pour Alain, ne pas dire non, ça voulait forcément dire oui. Il s'infiltrait dans les hésitations comme l'eau dans les fissures d'une toiture."
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"La vie bohème, c'est pas comme dans les comédies musicales. Y'a rien de romantique là-dedans. Tout le temps que j'ai zoné dans la rue, j'ai vu ni peintre ni poète. Pas d'ateliers d'artiste avec des lilas jusque sous les fenêtres. Que des caves humides et des bouches de métro. Des squats délabrés. Clochards, toxicos, et punks à chiens. Gueules tordues et regards glacés. Des mecs qui t'écorcheraient vif pour un bifton de cinq balles. Rien de ce que j'avais imaginé. Putain de désillusion."
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"Quand tous les commerces d'un quartier pauvre s'évaporent des suites de la conjoncture, des loyers trop chers ou de la fainéantise... seul demeure « l'Arabe du coin ». On peut tout lui ôter au miséreux : son cordonnier, son poissonnier, son fromager... Tout ! Mais on ne l'empêchera jamais, le miséreux, de boire une cannette de bière en mangeant un paquet de chips. Si tu lui enlèves ça, tu peux être sûr que ce sera la guerre."
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"La nuit c’est un délire à part. C’est le moment où les cafards sortent de leurs trous. Y a plus de gens normaux dans les rues, y a que des marginaux, des alcooliques des flemmards, des chômeurs. Des mecs qui tournent en rond, qui savent pas quoi faire de leur temps, qui n’ont nulle part où aller. Des rats échappés de leurs cages. La nuit, elle te prend aux tripes, elle te pousse à faire des trucs de cinglés, c’est le royaume de la démesure, le crépuscule de la raison."
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Djamel Cherigui
né en 1985
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"Djamel Cherigui a 34 ans, il est épicier à Roubaix. Selon ses mots, sa vie était "merdique" jusqu'à ce qu'il découvre la littérature. Aujourd'hui, passionné de peinture et de musique baroque, collectionneur de livres anciens, l'enfant du Nord reste fidèle à sa région et à ses racines en racontant la vie des laissés-pour-compte. Ceux que l'on n'entend jamais."
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voir aussi wikipedia

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lundi 17 mai 2021

LA 317° SECTION (1965) - Pierre SCHOENDOERFFER (Réalisation et Scénario) - France - Diffusé sur Arte le 10.05.2021

Mortelle Randonnée
Plaisir de revoir  "La 317° Section" dans une version restaurée (superbe photographie noir et blanc de Raoul Coutard).
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4,5 / 5

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Synopsis :

"La dernière marche de la 317ème section qui, lors de la bataille de Dien Bien Phu, reçoit son ordre de repli. La section est composée de quarante et un supplétifs Laotiens et de quatre Français. Huit jours plus tard, la 317ème section n'existe plus, mais pendant cette terrrible marche, deux hommes, l'adjudant Willsdorf, alsacien, incorporé de force dans l'armée allemande et le sous-lieutenant Torrens, frais émoulu de Saint-Cyr, vont apprendre à se connaître et à comprendre, même l'absurde."

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Le réalisateur a été caméraman dans l'armée française pour la guerre d'Indochine ...
De ce fait sans doute son film remarquable, bien qu'œuvre de fiction, a toutes les caractéristiques  d'un document authentique, d'un reportage.
Il a été tourné, dans des conditions difficiles, pendant un mois dans la jungle cambodgienne...
Il bénéficie de l'interprétation exceptionnelle de Bruno Cremer (Willsdorf) et du jeune (24 ans) Jacques Perrin (Torrens).
Prix du Scénario (Cannes 1965)
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IMAGES :

Jacques Perrin...
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Bruno Cremer...
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EXTRAIT :


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Pierre Schoendoerffer
(1928-2012)
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Romancier, Réalisateur, Scénariste, Documentariste

Voir wikipedia

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dimanche 25 avril 2021

HOMMAGE - Christa LUDWIG (1928-2021)

 Christa Ludwig

Mezzo-soprano légendaire
Est morte ce samedi 24 avril à l'âge de 93 ans ...
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Un des plus grands noms du chant lyrique de la seconde moitié du XX° siècle...
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A voir ICI  l'hommage rendu par le Promeneur du 68.

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vendredi 23 avril 2021

AIDA (1871) - Giuseppe VERDI (1813-1901) - Opéra BASTILLE 2021 - Diffusé sur Arte le 21.02.2021

Déroutante Aida...
Splendide réussite musicale dans une mise en scène qui oscille entre grandiose et ...ridicule !
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Captée à l'Opéra Bastille sans public en raison la Covid-19
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Aida a été créée le 24 décembre 1871 à l'Opéra khédival du Caire.
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Résumé (source Opera Online) :

"En Egypte à l’époque des pharaons. L’amour du général égyptien Radamès et de l’esclave éthiopienne Aïda est d’emblée menacé par la guerre que vont se livrer leur deux pays. L’autre danger qui les menace s’appelle Amneris, fille du roi d’Egypte, éprise de Radamès : Aïda, son esclave, est ainsi, par la force des choses, sa malheureuse rivale. La victoire des troupes égyptiennes est totale et vaut un triomphe à Radamès, à qui le roi offre sa fille Amneris en récompense. Mais, de glorieux héros, Radamès va bientôt devenir paria de son pays, amené à trahir les siens en confiant d’importants secrets militaires à Aïda, missionnée par son père, le roi d’Ethiopie Amonasro. Condamné à être enseveli vivant, Radamès assumera pleinement son destin, au grand dam d’Amneris, prête à tout pour le voir vivre. Dans la solitude de sa tombe, Radamès retrouve Aïda venue lui réaffirmer son amour et mourir à ses côtés."
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Perplexe face à la mise en scène de Lotte de Beer...
L'action a été transposée à l'époque de la création de l'œuvre dans un musée où sont exposés, outre différents objets, les marionnettes à taille humaine d'Aida et de son père Amonasro, le roi d'Ethiopie, 
 Marionnettes qui vont en quelque sorte doubler les interprètes d'Aida et d'Amonasro tout au long de l'opéra...
Dans quel but ? Eviter semble-t-il les blackface désormais interdits à l'opéra de Paris ?
Bref je n'ai pas aimé (ou pas compris...) cette réalisation scénique.
Toutefois je reconnais que certains moments sont réussis : Je pense notamment à la scène finale dans la tombe particulièrement impressionnante.
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Présentation du spectacle :


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Fort heureusement musicalement la réussite est totale...
SPLENDIDE !
Un Orchestre et des Chœurs au sommet sous la direction du chef italien Michele Mariotti.

La distribution vocale est exceptionnelle :
La mezzo-soprano russe Ksenia Dudnikova (impressionnante Amnéris).
Le baryton français Ludovic Tézier (irréprochable Amonasro)
Le ténor allemand Jonas Kaufmann (en grande forme dans le rôle de Radames)
La soprano canadienne Sondra Radvanovsky (incontournable Aida qui, bien que réduite à un rôle de doublure, réussit à être totalement convaincante  par sa seule voix)
Enfin tous les interprètes seraient à citer ! §
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Quelques images :
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Radames et Ramfis (Dmitry BelosselsKiy)...

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Amnéris, Radames et le Roi (Soloman Howard)...

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Amonasro...

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Radames...

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Aida...
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Giuseppe Verdi
(1813-1901)
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sur Aida voir wikipedia

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