lundi 21 novembre 2016

ESSAOUIRA (sept.2016) - RETROUVAILLES....

Après une dizaine d'années, nous retrouvons Essaouira (Mogador) avec un plaisir quelque peu teinté de nostalgie..
Oublions la ville moderne en pleine transformation (partout des travaux d'aménagement et de construction d'habitations) en passe de devenir, avec son immense plage, une station balnéaire moderne comme il y en a beaucoup...
Le port a, fort heureusement, gardé tout son pittoresque, avec son inextricable enchevêtrement de bateaux et son incroyable agitation.
La médina n'a pas vraiment changé et l'on peut encore y flâner avec plaisir, en dépit de l'afflux de touristes et de la multiplication des échoppes...

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LE PORT...
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DETENTE...
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DANS LA MEDINA...
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La tête à l'ombre...
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Les chats d'Essaouira ont la vie belle...

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(photos JCMEMO) 

mardi 15 novembre 2016

MOI, DANIEL BLAKE - Ken LOACH (réalisation) - Paul Laverty (scénario) - Royaume-Uni - au Pathé Beaugenelle (28.10.2016)

5 / 5
Palme d'or Cannes 2016
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Une palme d'or contestée par certains : "trop engagé...ne se renouvelle pas...."
Personnellement j'ai une profonde admiration pour ce cinéaste en colère, profondément humaniste, qui continue, à 80 ans, de dénoncer, avec force et talent, les injustices et les tares de notre société...
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Au départ du film, une situation ubuesque pour Daniel Blake, un charpentier veuf sexagénaire, victime d'un infarctus...
Alors que le corps médical déclare qu'il est trop malade pour travailler, une commission (Employment Support) juge le contraire, de sorte qu'il ne peut bénéficier d'aucune indemnité (ni d'invalidité, ni de chômage) :
("Il y a toute une génération de travailleurs manuels qualifiés qui se rapprochent aujourd’hui de l’âge de la retraite. Ils souffrent de problèmes de santé et ils sont incapables de reprendre le travail car ils ne sont plus assez vifs pour jongler entre deux intérims et passer d’un petit boulot à l’autre. Ils sont habitués à un cadre professionnel plus traditionnel et du coup, ils sont perdus. Ils sont déboussolés par les nouvelles technologies, ils ont des problèmes de santé, et leur prise en charge par "l’Employment Support” est conditionnée par une série d’évaluations : ils peuvent très bien être jugés aptes au travail alors qu’ils ne le sont pas." - Ken Loach)
Daniel va alors se lancer, avec force et humour, dans une bataille pour tenter de sortir de cette situation...
Par ailleurs il rencontre et va aider Katie, une jeune mère célibataire démunie, prise également dans un imbroglio administratif.
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Admirable : révoltant, poignant, et où l'humour trouve néanmoins sa place...
Un scénario très fort (Paul Laverty), une réalisation "limpide", une interprétation tout à fait exceptionnelle.
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Dave Johns (Daniel) et Hayley Squires (Katie)...
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Bande annonce...
 

 
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Ken Loach
né en 1936
Réalisateur (cinéma et télévision)
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Parmi ses longs métrages :
Land and Freedom (1995)
My name is Joe (1998)
Le Vent se lève (2006 - Palme d'or à Cannes)
La Part des Anges (2012 - voir ICI)
Jimmy's Hall (2014 - voir ICI)
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dimanche 13 novembre 2016

LA DESCENTE DE PEGASE (2006) - James Lee BURKE - Etats-Unis - (Rivages/Noir n°912)


Toujours un plaisir pour moi de "plonger" dans un
 James Lee Burke ("le Faulkner du roman noir")
et de retrouver :
la qualité de son style imagé (ici remarquablement traduit par Patricia Christian),
 son évocation lyrique de la nature de la Louisiane,
et le héros de nombre de ses romans le policier Dave Robicheaux , un être complexe et très attachant,
Alcoolique repenti "...un homme qui, de sa propre volonté, s'était condamné à errer dans le neuvième cercle de l'Enfer de Dante en tenant fermement une chope de bière pression au fond de laquelle se noyait un verre dont le whiskey s'échappait en volutes",
Tourmenté,
Profondément humaniste,
Parfois très violent...
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Autres extraits :
"Le pire dans une enquête pour homicide est généralement d’avoir à informer les membres de la famille et de les interroger ensuite. Ils veulent savoir si l’être qu’ils aimaient a souffert, s’il est mort avec courage ou lâcheté, si le corps a été avili. Souvent, ils vous supplient du regard, mais ce n’est pas parce qu’ils veulent la vérité. Ils veulent que vous mentiez."
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 "Faut jamais oublier qui tu es pour ne pas devenir comme ceux qui t'entourent. Chaque nuit, tu te dis et tu te répètes que t'as un endroit spécial à l'intérieur de toi où tu vis. C'est comme une cathédrale privée que personne ne peut toucher. C'est ça le secret de la santé mentale."                         
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James Lee Burke
né en 1935 à Houston (Texas)

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Issu d'une famille pauvre (son père était ouvrier dans une raffinerie).
Après des études littéraires, il a exercé différents  petits métiers avant de pouvoir se lancer dans la carrière de romancier.

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Sur ce blog :
L'emblème du croisé
Bitterroot
Dernier tramway pour les Champs-Elysées
Jolie Blon's Bounce
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Bertrand Tavernier a adapté à l'écran, en 2009, l'un de ses meilleurs livres "Dans la brume électrique avec les morts confédérés"... 
 


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lundi 31 octobre 2016

BLOG EN PAUSE

PROBLÈME SUR ORDINATEUR
A BIENTOT !
(du moins je l'espère)
JCMEMO

samedi 29 octobre 2016

MAL DE PIERRES - Nicole GARCIA (Réalisation et Scénario avec Jacques Fiechi) - France - au Pathé Beaugrenelle (25.10.2016)

Histoire de la passion dévorante d'une jeune femme mariée contre son gré...

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Redoutant d'être partial je préfère ne pas noter ce film qui m'a laissé "de marbre" (enfin presque...), est-ce :
Le scénario que j'ai trouvé tortueux ?
L'interprétation de l'héroïne principale ? (à tort ou à raison je n'aime pas le "jeu" - certains disent "l'absence de jeu" - de Marion Cotillard)
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J'ai apprécié tout de même :
Le rebondissement inattendu des scènes finales,
La composition de Alex Brendemühl dans le rôle du mari (José).
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Marion Cotillard (Gabrielle)...
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Alex Brendemülh (José)
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Louis Garrel (André)
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La bande annonce... 

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Nicole Garcia
née à Oran en 1946
Actrice, Réalisatrice, Scénariste
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Parmi ses réalisations :
Le Fils préféré (1994)
Place Vendôme (1998)
Un balcon sur la mer (2010 - voir ICI)
 Un beau dimanche (2013 - voir ICI)
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mercredi 26 octobre 2016

LES FRERES KARAMAZOV (1880) - Fiodor DOSTOÏEVSKI (1821/1881) - Russie - Folio classique n° 2655 (traduction de Henri Mongault)

 
Paradoxalement, alors que je suis un amoureux de la littérature russe, et en particulier de Dostoïevski, je n'avais pas encore, à mon grand age, lu
 Les Frères Karamazov...
La diffusion sur Arte depuis le festival d'Avignon du "Karamazov" de Jean Bellorini m'avait fortement impressionné...
Il y a quelques semaines je me suis donc lancé et ne l'ai pas regretté !
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On ne sort pas indemne de la lecture d'une œuvre aussi riche et puissante que Les Frères Karamazov  : difficile d'oublier ces frères et la multitude des personnages qu'ils côtoient...
C'est le dernier roman écrit par Dostoïevsk, publié d'abord sous forme de feuilleton, il a rencontré un succès immédiat...
Il est toujours considéré, à juste titre me semble-t-il, comme un chef d'œuvre de la littérature mondiale :
"Le roman le plus imposant qu'on ait jamais écrit" (Sigmund Freud) 
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La famille Karamazov :
Fiodor est le père complètement dépravé qui ne s'est jamais occupé de ses enfants,
Dimitri le débauché passionné venu réclamer l'héritage de sa mère,
Ivan l'intellectuel cynique,
Aliocha, le mystique, qui veut réconcilier la famille désunie,
Smerdiakov le pervers, le fils illégitime (?).
Un jour Fiodor, le vieux père, est assassiné : qui est coupable ?
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Au-delà du puissant drame familial où l'on retrouve toutes les contradictions de l'âme humaine (comme dans toute l'œuvre de Dostoïevski) le roman aborde avec force les grands thèmes métaphysiques, politiques, religieux, psychologiques.
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EXTRAITS 
 
 «Quand je vais vers les gens, il me semble que je suis le plus vil de tous, et que tout le monde me prend pour un bouffon ; alors je me dis : "Faisons le bouffon, je ne crains pas votre opinion, car vous êtes tous, jusqu'au dernier, plus vils que moi !" Voilà pourquoi je suis bouffon, par honte, éminent père, par honte. Ce n'est que par timidité que je fais le crâne. Car si j'étais sûr, en entrant, que tous m'accueillent comme un être sympathique et raisonnable, Dieu, que je serais bon !»
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Des sanglots s'échappèrent de la poitrine de Mitia, il saisit Aliocha par la main. "Ami, ami, oui, dans l'humiliation, et dans l'humiliation jusqu'à nos jours. L'homme endure sur la terre des maux sans nombre. Ne pense pas que je sois seulement un fantoche costumé en officier, bon à boire et à faire la noce. L'humiliation, partage de l'homme, voilà, frère, presque l'unique objet de ma pensée. [...]"
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".... L’homme amasse des biens dans la solitude et se réjouit de la puissance des biens qu’il croit acquérir, se disant que ses jours sont désormais assurés. Il ne voit pas, l’insensé, que plus il en amasse et plus il s’enlise dans une impuissance mortelle. Il s’habitue en effet à ne compter que sur lui-même, ne croit plus à l’entraide, oublie, dans sa solitude, les vraies lois de l’humanité, et en vient finalement à trembler chaque jour pour son argent, dont la perte le priverait de tout. Les hommes ont tout à fait perdu de vue, de nos jours, que la vraie sécurité de la vie ne s’obtient pas dans la solitude, mais dans l’union des efforts et dans la coordination des actions individuelles."
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"Si le juge était juste, peut-être le criminel ne serait pas coupable."
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"Rien ne peut compenser une seule larme d'un seul enfant."
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"Je deviens l'ennemi des hommes dès que je suis en contact avec eux. En revanche, invariablement, plus je déteste les gens en particulier, plus je brûle d'amour pour l'humanité en général."
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"Ce qui est étonnant, ce n'est pas que Dieu existe en réalité mais que cette idée de la nécessité de Dieu soit venue à l'esprit d'un animal féroce et méchant comme l'homme, tant elle est sainte, touchante, sage, tant elle fait honneur à l'homme."
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"On assure que le monde, en abrégeant les distances, en transmettant la pensée dans les airs, s'unira toujours davantage, que la fraternité régnera. Hélas ! ne croyez pas à cette union des hommes. Concevant la liberté comme l'accroissement des besoins et leur prompte satisfaction, ils altèrent leur nature, car ils font naître en eux une foule de désirs insensés, d'habitudes et d'imaginations absurdes. Ils ne vivent que pour s'envier mutuellement, pour la sensualité et l'ostentation."
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Karamazov au Festival d'Avignon 2016...
dans une production de Jean Bellorini (le jeune directeur du théatre Gérard Philippe de Saint-Denis).
Dans cette remarquable adaptation (sur la traduction d'André Markowicz)  Aliocha, le frère mystique, est le "fil rouge" de la pièce.


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Fiodor Dostoïevski
né à Moscou en 1821
mort à St Pétersbourg
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voir wikipedia ---) ICI
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sur ce blog :
 et
et
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Je me souviens de notre émotion, l'an passé à St Pétersbourg, dans le cimetière Tikhvine (voir ici) nous nous sommes trouvés devant sa tombe...
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lundi 24 octobre 2016

DON GIOVANNI (1787) - Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791) - En direct du MET Opéra de New York (22.10.2016) - au Pathé Beaugrenelle

Je n'ai  guère de chance avec Don Giovanni, pourtant un de mes opéras préférés !

Déjà en 2012, dans la même réalisation scénique de Michael Grandage, j'avais été déçu malgré la présence de deux interprètes remarquables (Mariusz Kwiecien et Luca Pisaroni) : voir ICI.
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Déception également à cette dernière retransmission d'une représentation que j'ai trouvée plutôt terne, voire quelque peu ennuyeuse...

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Ce que j'ai pourtant bien aimé...
Après de nombreux mois d'absence des scènes lyriques pour raison de santé (il a subi trois opérations à la gorge), le baryton britannique Simon Keenlyside nous revient dans un de ses rôles de prédilection...
Même si sa voix a perdu de son éclat, il a assuré une très bonne prestation, grâce notamment à une présence scénique tout à fait remarquable...
 

 Paradoxalement c'est le personnage le plus falot de l'opéra, Don Ottavio, qui va donner (à mon avis) les plus grands moments de la soirée avec la superbe prestation musicale du jeune ténor américain Paul Appleby...
Paul Appleby (ci-après à gauche) avec Hibla Gerzmana (Donna Anna) et Keenlyside....

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La direction musicale était assurée (comme en 2012) par Fabio Luisi.
Autres interprètes :
Adam Plachetka (Leporello)
Malyn Byström  (Donna Elvira)
Mattew Rose (Masetto)
Serena Malfi (Zerlina)
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