mercredi 14 novembre 2018

MARNIE (2017) - Nico MUHLY (né en 1981) - En direct du MET Opéra de New York (10.10.2018) - au Pathé Beaugrenelle

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Ce samedi-là je n'avais pas trop envie d'entendre un  opéra contemporain...
Ce samedi-là (fait inhabituel) il y avait beaucoup de places libres dans la salle...
Ce samedi-là, j'ai passé une excellente soirée !
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Il faut donc remercier le Met de ne pas se contenter de retransmettre des Traviata et autres Carmen (des opéras que par ailleurs, bien sur, j'adore)...
(Il est également prévu, en fin de saison, "Dialogues des Carmélites" de Francis Poulenc, également avec Isabel Leonard).
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Présentation du spectacle :

"L’obsédante Marnie ne cesse de changer de visage... Contrainte de renouveler constamment son identité, la jeune femme s’est construite en escroquant ses employeurs. Prise en flagrant délit par son patron Mark Rutland, elle tombe dans un chantage odieux : l’épouser ou se confronter aux démons de son passé".
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On est subjugué par l'histoire de bout en bout : le livret est une adaptation du film (à revoir..) d'Alfred Hitchcock "Pas de Printemps pour Marnie" (1964) lui même tiré du roman éponyme (à découvrir donc..) de Winston Graham (1962)...

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La mise en scène de Michael Mayer est particulièrement réussie : une fluidité extrême (ce qui est rare au Met) et un rythme quasi cinématographique...

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N'étant pas un spécialiste, il m'est difficile de juger la partition du compositeur (dirigée ce soir par Robert Spano) mais j'ai apprécié  cette musique que j'ai trouvée agréable, discrète, sans effets spectaculaires inutiles...

Nico Muhly est né en 1981 dans le Vermont
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Ce soir-là, comme souvent au Met, la distribution était exemplaire...
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La soprano américaine Isabel Leonard, sublime dans le rôle titre...
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En répétition avec le compositeur ---) ICI
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Excellents également :
Le baryton britannique Christopher Maltman (Mark)...
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Le contre-ténor britannique Iestyn Davies (Terry)...
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La mezzo-soprano américaine Denyce Graves (la mère de Marnie)...
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IMAGES
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lundi 12 novembre 2018

UN AMOUR IMPOSSIBLE - Catherine CORSINI (Réalisation & Scénario avec Laurette Polmanss) - France - au Gaumont Convention (12.11.2018)

Où il est confirmé que "le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable" (Boileau).
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1 / 5
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SYNOPSIS :

"À la fin des années 50 à Châteauroux, Rachel, modeste employée de bureau, rencontre Philippe, brillant jeune homme issu d'une famille bourgeoise. De cette liaison passionnelle mais brève naîtra une petite fille, Chantal. Philippe refuse de se marier en dehors de sa classe sociale. Rachel devra élever sa fille seule. Peu importe, pour elle Chantal est son grand bonheur, c'est pourquoi elle se bat pour qu'à défaut de l'élever, Philippe lui donne son nom. Une bataille de plus de dix ans qui finira par briser sa vie et celle de sa fille."
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Le scénario est une adaptation du roman autobiographique de Christine Angot.
Je ne connais pas le livre, mais j'ai trouvé le film glauque et particulièrement ennuyeux...
Une sorte de roman-photo où se succèdent tous les éléments d'un très mauvais mélo : trahisons en tous genres, sadisme, inceste, et j'en passe...
Aucune émotion ne se dégage et l'on reste complètement indifférent à ce qui arrive aux différents protagonistes...
Et que c'est long, que c'est long !
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Difficile pour les acteurs de donner vie à des personnages qui ne sont que des caricatures.
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Virginie Efira (Rachel) et Niels Schneider (Philippe)...

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Bande annonce :

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dimanche 11 novembre 2018

HEUREUX COMME LAZZARO - Alice ROHRWACHER (Réalisation & Scénario) - Italie - au Gaumont Convention (09.11.2018)

COUP DE COEUR !
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5 / 5
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Prix du Scénario (Cannes 2018)
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L'affiche italienne :
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 SYNOPSIS :


"Lazzaro, un jeune paysan d’une bonté exceptionnelle vit à l’Inviolata, un hameau resté à l’écart du monde sur lequel règne la marquise Alfonsina de Luna.

La vie des paysans est inchangée depuis toujours, ils sont exploités, et à leur tour, ils abusent de la bonté de Lazzaro.
Un été, il se lie d’amitié avec Tancredi, le fils de la marquise.  Une amitié si précieuse qu’elle lui fera traverser le temps et mènera Lazzaro au monde moderne."
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Lazzaro...
Un être simple, personnage pasolinien, héros involontaire d'une sorte de fable contre les injustices...
Lazzaro, dit la réalisatrice, fait partie des personnes qu'elle qualifie de "gens braves" :

"Leur nature même est de rester dans l’ombre, quand elles le peuvent, elles renoncent toujours à elles-mêmes pour laisser la place aux autres, pour ne pas déranger. Ce sont des personnes qui ne peuvent pas émerger de la masse ou plutôt elles ignorent qu’il est possible de le faire. Ces gens-là s’occupent des tâches désagréables et lourdes que l’humanité laisse derrière elle, elles remédient à tout ce que les autres foulent aux pieds par inadvertance, sans que personne ne s’en aperçoive."

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A l'origine du scénario un fait réel qui s'est déroulé dans les années 80...
Histoire d'une marquise cynique qui, en ne révélant pas à ses paysans qui vivaient dans un hameau perdu que le métayage était aboli, les exploitait comme des serfs.
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Dans le film le personnage de Lazzaro, créé par la réalisatrice, vit au milieu de cette communauté d'exploités, qui à leur tour profitent de la gentillesse absolue du jeune garçon...
Lazzaro va se lier d'amitié avec Tancredi le fils rebelle de la marquise.
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Un jour les autorités interviennent pour mettre fin à cette situation éhontée :
Les paysans abandonnent le domaine et fuient vers la ville,
Lazzaro lui chute du haut d'une falaise...
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Des années plus tard Lazzaro se réveille (revenu d'entre les morts comme dans le mythe de Lazare...) près du domaine pillé et en ruine.
iI se dirige alors vers la ville où il retrouve certains de ses compagnons tous vieillis et vivant dans la misère, la mendicité, les combines, alors que lui est resté inchangé tel qu'il était autrefois.
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A vrai dire il est bien difficile de rendre compte 
dans tous ses aspects d'un film d'une telle richesse...
Qui est certes un constat politique mais sans dénonciation violente et où la réalisatrice montre une tendresse touchante pour les personnages.
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Lumineuse interprétation du jeune Adriano Tardiolo (Lazzaro)...
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Luca Chicovani (Tancredi)...
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Bande annonce...



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Alice Rohrwacher

née en 1981 à Fiesole 
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Elle a réalisé également :
Les Merveilles (2015)
Corpo celeste (2011)
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samedi 10 novembre 2018

LES NEUF CERCLES (2013) - Roger Jon ELLORY (né en 1965) - Angleterre - Le Livre De Poche n°33920

Du Vietnam au Sud des Etats-Unis...
Les neuf cercles de l'enfer par un maître du roman noir...
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Présentation par l'Editeur :
"1974. Vétéran du Vietnam, John Gaines a accepté le poste de shérif de Whytesburg dans le Mississippi. Un jour, on découvre, enterré sur la berge de la rivière, le cadavre d'une adolescente, Nancy Denton, disparue vingt ans plus tôt. Le corps a été préservé par la boue, mais le cœur a été remplacé par un panier contenant la dépouille d'un serpent. Déjà traumatisé par la sale guerre du Vietnam, John est à nouveau confronté à l'horreur. Il va ainsi repartir au combat et devra faire face aux secrets et aux vérités cachées de cette petite ville tranquille. Vingt ans après le crime, c’est une nouvelle traversée des neuf cercles de l'enfer qui attend John."
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Difficile de faire plus sombre !
Ellory nous tient en haleine, nous subjugue avec ce livre (entre roman noir et thriller) où il mêle, avec une maîtrise remarquable,  une enquête difficile et d'hallucinants souvenirs de guerre...
A la fois tragique, d'une violence inouïe, mais aussi d'une sensibilité extrême.
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EXTRAITS
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"Une guerre sombre, impitoyable, implacable, qui prenait tout ce qu’il y avait de bon en vous et le remplaçait par du néant. Il était difficile de comprendre l’influence qu’un peu plus d’une année pouvait avoir sur un être humain. Mais c’était un fait. C’était indéniable.
Certains affirmaient qu’ils avaient laissé une partie d’eux-mêmes dans les jungles et les villes et les tunnels de l’Asie du Sud-Est. Ce n’était pas vrai. Ils y avaient laissé la totalité d’eux-mêmes. Ils étaient une personne différente à leur retour, et leurs amis, leur famille, leur femme, leur mère et leurs filles peinaient à les reconnaître. Eux-mêmes se voyaient désormais aussi presque comme des étrangers."
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"Un cadavre était plus troublant que cent. Un cadavre était un ami, quelqu’un que vous aimiez, quelqu’un que vous connaissiez. Alors que cent cadavres étaient une masse informe, un événement, un accident lointain sans rapport avec vous."

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"Il était désormais deux heures de l’après-midi. Il leur avait fallu près de quatre heures pour libérer la fille de la vase.
Bientôt, une fois le cadavre livré au légiste, Gaines s’attaquerait à la pénible tâche de l’identification. Après quoi, il faudrait retrouver ses parents et leur apprendre la nouvelle. Il n’y aurait pas de drapeau plié en triangle. Il n’y aurait pas de télégramme. Il y aurait juste John Gaines, shérif de Whytesburg, survivant des neuf cercles de l’enfer qu’avait été le Vietnam, debout sur un perron face à une mère, les yeux baissés et son chapeau entre les mains."


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 "L’Amérique, la plus grande de toutes les puissances, s’était fait avoir et vaincre par une bande de collabos communistes en sandales. La fierté d’Eisenhower en avait pris un coup. Il avait vaincu l’Allemagne nazie, et, pourtant, il n’était pas foutu de s’emparer d’une bande de terre grande comme la moitié du Texas. Eisenhower était texan. Le Viêtnam était un coin paumé au milieu de nulle part. Il était humilié."


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R. J. Ellory
né en 1965 à Birmingham (Royaume Uni)
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Voir aussi dans ce blog :
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mardi 6 novembre 2018

EN LIBERTÉ ! - Pierre SALVADORI (Réalisation & Scénario) - Benoît Graffin & Benjamin Charbit (co-scénaristes) - France - au Gaumont Parnasse (02.11.2018)

Où il est montré comment une femme va tout faire pour réparer une faute qu'elle n'a pas commise...
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5 / 5
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SYNOPSIS :

"Yvonne jeune inspectrice de police, découvre que son mari, le capitaine Santi, héros local tombé au combat, n’était pas le flic courageux et intègre qu’elle croyait mais un véritable ripou. Déterminée à réparer les torts commis par ce dernier, elle va croiser le chemin d’Antoine injustement incarcéré par Santi pendant huit longues années. Une rencontre inattendue et folle qui va dynamiter leurs vies à tous les deux."
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Yvonne, pour l'endormir, raconte à son fils émerveillé les exploits de Santi, son père.
Lorsqu'elle apprend par hasard que ce policier héroïque n'était qu'un ripou méprisable, elle va s'efforcer, chaque soir, par le biais de ses histoires, de tenter de détruire (en vain...) la légende du flic valeureux.
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A la lecture du synopsis, tous les éléments d'un film tragique sont là...
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Pierre Salvadori précise que, lors de l'élaboration du scénario :


"...J’allais vers film d’intrigue, une histoire de braquage... Une conversation avec ma mère l’a incidemment remis en piste. « Tu sais, m’a-t-elle dit, ce sont les mères qui font les pères. Je vous ai toujours raconté un père un peu plus glorieux, un peu plus gentil, un peu plus fort, un peu plus tout qu’il n’était peut-être ... » . Cette phrase m’a poursuivi. Est née l’idée de mélanger les deux sujets : l’innocent qui sort de prison et cette femme qui essaie de dire à son fils que son père était un ripou à travers les histoires qu’elle lui raconte le soir pour l’endormir."
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En définitive, le réalisateur, en traitant de manière délirante une histoire policière dramatique, la transforme  en comédie jubilatoire "haut de gamme"...
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Incroyable imbrication du dramatique et du burlesque, le film est tour à tour hilarant, délirant, surprenant, mais aussi tendre et poétique...
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Une réalisation brillante au rythme effréné...
Des dialogues percutants d'une qualité exceptionnelle...
Des acteurs surprenants...

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Adèle Haenel (Yvonne)...
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Pio Marmaï (Antoine)
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Avec également :
Audrey Tautou (Agnès)...


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Damien Bonnard (Louis)...


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BRAVO !
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Bande annonce...


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Pierre Salvadori
né à Tunis en 1964
Réalisateur, Scénariste, Acteur
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Onze longs métrages dont :
Dans la Cour (2014) voir ICI
Après vous (2002)
Les Apprentis (1995)
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samedi 3 novembre 2018

CUBA - BARACOA (avril 2018) - UNE PLAGE...UN RESTO...

Une journée calme à Baracoa (notre lieu préféré de Cuba)...
Flânerie sur une des nombreuses plages presque à l'état sauvage, souvent désertes...
Halte réparatrice dans un restaurant très sympathique où nous étions, avec un autre français, les seuls convives dans la salle...
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(photos jcmemo : cliquer dessus pour les agrandir)
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