mardi 30 octobre 2018

LA FANCIULLA DEL WEST - Giacomo PUCCINI - En direct du MET de New York (27.10.2018) - au Pathé Beaugrenelle

"Western spaghetti" au Met de New York !
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C'est plutôt rare de voir sur une scène d'opéra un saloon, un shérif, des chercheurs d'or, des bandits...
La première représentation de La Fanciulla del West a été donnée à New York le 10 décembre 2010...
Pour cet opéra (pas très connu) Puccini a composé une musique que je trouve très belle, sans doute la plus moderne qu'il ait conçue :
Puccini (1858-1924)...
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Couverture de la première édition de la partition...
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Un grand bravo à l'ensemble de la troupe du Met pour ce spectacle exemplaire !
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Résumé :
"Au temps de la Ruée vers l’or, Minnie, la patronne d’un saloon, s’éprend d’un étranger, Dick Johnson. Elle ignore qu’il s’agit en fait du célèbre bandit Ramerrez recherché par le shérif Jack Rance. Lorsqu’il est découvert, Minnie tente tout pour sauver son amant, jusqu’à jouer sa vie lors d’une partie de poker."
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Le chef italien Marco Armiliato dirige avec fougue la partition "foisonnante" de Puccini...
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La mise en scène très classique (créée en 1991) fonctionne à merveille, avec notamment une exceptionnelle direction d'acteurs :
voir présentation du spectacle ---) ICI
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Quant à la distribution, elle est remarquablement soignée jusque dans les plus petits rôles.

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La soprano néerlandaise Eva Maria Westbroek, parfaitement à l'aise dans son interprétation de Minnie...
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Voir entrée de Minnie au 1° acte ---) ICI 
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Le célèbre ténor allemand Jonas Kaufmann, également complètement à l'aise, incarne avec une grande force dramatique le bandit Ramerrez...
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Le baryton serbe Zeljko Lucic parfait dans sa composition du shérif Jack Rance, sombre et inquiétant à souhait...
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Images :
Acte 1...
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Acte 2...
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Acte 3...
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Jonas Kaufmann
 dans "Ch'ella mi creda libero e lontano" (3°acte)

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En répétition ----) ICI

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samedi 27 octobre 2018

LE GRAND BAIN – Gilles LELLOUCHE (Réalisation & Scénario avec Ahmed Hamidi et Julien Lambroschini) - France - Pathé Beaugrenelle (25.10;2018)

Une comédie un peu mélancolique...
Qui manque de souffle !
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2,5 / 5
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Synopsis :


"C’est dans les couloirs de leur piscine municipale que Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres s’entraînent sous l’autorité toute relative de Delphine, ancienne gloire des bassins. Ensemble, ils se sentent libres et utiles. Ils vont mettre toute leur énergie dans une discipline jusque-là propriété de la gent féminine : la natation synchronisée. Alors, oui c’est une idée plutôt bizarre, mais ce défi leur permettra de trouver un sens à leur vie..."
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Une idée de scénario originale :
Le salut par la "natation synchronisée"...
Des hommes entre deux âges cabossés par la vie...
"Une troupe d’hommes plus ou moins désenchantés qui courent après des rêves déchus..." (Lellouche)

Par contraste au milieu de tous ces hommes dépressifs quelques femmes solides, bien déterminées
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Belle idée de départ donc..
Sauf que, à part quelques belles scènes fugitives, tout semble esquissé et le film part un peu dans tous les sens...
Peut-être trop de personnages ?

En définitive :
On rit assez peu...
et
On aimerait mieux connaître ces personnages de paumés qui manquent singulièrement de profondeur.

Dans ces conditions difficile à des comédiens même chevronnés (ce qui est le cas) de "sauver" le film...
Dommage !
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La belle Equipe...


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Gilles Lellouche
né en 1972 à Caen
Acteur, Réalisateur, Scénariste...
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Voir Wikipedia

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jeudi 25 octobre 2018

SAMSON & DALILA (1877) - Camille SAINT-SAËNS (1835-1921) - En direct du MET Opéra de New York (20.10.2018) - au Pathé Beaugrenelle

Déception pour moi que cette représentation dont j'attendais beaucoup !
Sauf à certains moments (je pense au second acte) je me suis plutôt ennuyé...
Pourtant la direction musicale était excellente et la distribution très honorable.
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Samson et Dalila créé à Weimar en 1877 puis repris à l'Opéra de Paris seize ans plus tard.
Je trouve que, si le livret (proche d'un oratorio) manque parfois de force dramatique, la musique elle est superbe.
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Brèves Impressions :
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L'orchestre et les choeurs du Met "sonnent" magnifiquement sous la direction du chef britannique Sir Mark Elder...
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La mezzo-soprano lettone Elina Garanca est une belle et talentueuse Dalila...
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Extrait du célèbre "Mon coeur s'ouvre à ta voix"...
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Par contre Roberto Alagna ne m'a guère convaincu : une diction impeccable certes, mais peu de nuances et l'impression pénible qu'il était à la limite de ses moyens, que sa voix pouvait à tout moment se "briser"... 
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Les rôles secondaires étaient tous bien tenus, avec une mention particulière pour l'excellente prestation,  dans le rôle du Grand Prêtre, de notre compatriote le baryton-basse Laurent Naouri (formidable duo avec Garanca au début du 2° acte).
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Inutile de s'attarder sur la mise en scène (souvent à la
limite du ridicule) de Darko Tresnjak : voir  ICI


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Images :
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lundi 22 octobre 2018

GIRL - Lukas DHONT (Réalisation - Scénario avec Angelo Tijssens) - Belgique - au Gaumont Convention (18.10.2018)

Saisissant premier long métrage d'un jeune cinéaste flamand :
Une totale réussite sur un sujet sensible !
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4,5 / 5
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Sélectionné au Festival de Cannes 2018 dans la section "Un certain regard", le film a obtenu :
La Camera d'Or,
Le Prix d'interprétation pour Victor Polster.
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Synopsis :
"Lara, 15 ans, rêve de devenir danseuse étoile. Avec le soutien de son père, elle se lance à corps perdu dans cette quête d’absolu. Mais ce corps ne se plie pas si facilement à la discipline que lui impose Lara, car celle-ci est née garçon."
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A travers le portrait choc d'une adolescente transgenre qui veut à tout prix réussir sa vie professionnelle, le film aborde, avec sensibilité, force, sans aucun voyeurisme, le thème de la transsexualité...
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Le scénario est inspiré d'un fait réel : Lukas Dhont, il y a plusieurs années, tombe sur un article de journal relatant l'histoire de Nora, 
 «une jeune fille qui voulait devenir danseuse étoile mais qui était née dans un corps de garçon». 
Le parcours de Nora impressionne le cinéaste : 
 "J’ai tout de suite ressenti de l’admiration, et j’ai été enthousiasmé à l’idée de pouvoir écrire sur un personnage comme elle : quelqu’un de courageux, qui très jeune remettait en cause le lien qu’établit la société entre sexe et genre".
Il propose à Nora de faire un documentaire sur elle, mais celle-ci dit "non"....
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Ce refus débouche donc sur ce très beau film au
scénario juste et touchant, à la réalisation sobre et efficace, à une interprétation parfaite...
Mais aussi un film très éprouvant : pendant toute la durée, nous sommes tout près de Lara, nous souffrons avec elle...
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Le jeune Victor Polster (danseur classique) est stupéfiant dans le rôle de Lara...
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Arieh Worthalter, également remarquable dans le rôle de Mathias, le père aimant qui accepte Lara "comme elle est"...
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Lukas Dhont
né en 1991
Réalisateur Scénariste
Vit à Gand
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vendredi 19 octobre 2018

DILILI A PARIS - Michel OCELOT (Réalisation-Scénario-Direction artistique-Décoration) - France - au Pathé Beaugrenelle (15.10.2018)

UN ENCHANTEMENT !
Une intrépide petite métisse kanake dans le Paris de la Belle Epoque...
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5 / 5
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Synopsis :


"Dans le Paris de la Belle Époque, en compagnie d’un jeune livreur en triporteur, la petite kanake Dilili mène une enquête sur des enlèvements mystérieux de fillettes. Elle rencontre des hommes et des femmes extraordinaires, qui lui donnent des indices. Elle découvre sous terre des méchants très particuliers, les Mâles-Maîtres. Les deux amis lutteront avec entrain pour une vie active dans la lumière et le vivre-ensemble…"
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Michel Ocelot a photographié Paris pendant des années en recherchant les lieux qui évoquent le Paris d'alors puis en gommant les traces du monde actuel:
"Paris est magnifique tel qu’il est. Il n’y a pas à le refaire : il n’y a qu’à le prendre en photo."
C'est dans ce décor photographique qu'évoluent d'étonnants personnages animés aux couleurs chatoyantes...
Le résultat est sidérant !


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Au cours de son enquête, en compagnie d'Orel, son ami livreur, Dilili va découvrir des lieux célèbres (de l'Opéra Garnier au Moulin Rouge) et rencontrer une foule de personnalités...
Parmi ces dernières et un peu au hasard : Toulouse-Lautrec, Louis Pasteur, Marie Curie, Sarah Bernhardt, Eric Satie, Picasso, Renoir, Marcel Proust, Debussy, Emma Calvé, Rodin et tant d'autres....
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Dilili et son ami Orel...
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On reconnait l'immeuble "Art nouveau" de Jacques Lavirote (29 avenue Rapp)...
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L'Opéra Garnier...
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Avec la célèbre soprano Emma Calvé (voix de Natalie Dessay)...
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Marcel Proust...
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Place Vendôme...
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Chez Sarah Bernhardt avec Louise Michel...
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Son lit et son guépard...
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Sur les Grands Boulevards (musée Grévin)...
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A Montmartre...
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Au Moulin Rouge...

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Encore des célébrités, notamment :Vasla Nilinski, Antoine Bourdelle, Gertrude Stein, Jane Avril, Maurice Ravel...

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Au delà de la féerie d'images, ce film remarquable est également un combat contre l'obscurantisme, le racisme, les injustices faites aux femmes.
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Michel Ocelot
né en 1943
Cinéaste
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voir ----) ICI
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Parmi ses longs métrages :

Kirikou et la sorcière (1998)...
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Azur et Asmar (2006)...

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lundi 15 octobre 2018

CUBA - RETOUR A CIENFUEGOS (mai 2018)

Toujours un plaisir de revoir la "Perle du Sud"...
Son centre historique a été classé par l'Unesco au Patrimoine mondial de l'Humanité en 2005.
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Cienfuegos est située au fond d'une jolie baie de la mer des Caraïbes.
Elle a été fondée au début du 19° siècle par des immigrés français de Bordeaux et de Louisiane...
Une des plus jolies villes de Cuba où il fait bon flâner pour découvrir notamment sa superbe architecture coloniale.
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Des bâtiments...
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Une ambiance...
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A visiter absolument le théâtre Tomàs Terry :
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Ce beau théâtre (en cours de restauration) a connu son heure de gloire, ainsi
Caruso y a chanté "La force du destin" de Verdi
et
Sarah Bernard interprété "La mort de Cléopatre" de Victorien Sardoux (?)
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(photos jcmemo)