mercredi 28 février 2018

L'APPARITION - Xavier GIANNOLI (Réalisation et Scénario) - France - au Pathé Beaugrenelle (26.02.2018)

Apparition ?  Mystification ? Manipulation ?
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? / 5
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Synopsis :
"Jacques, grand reporter pour un quotidien français reçoit un jour un mystérieux coup de téléphone du Vatican. Dans une petite ville du sud-est de la France une jeune fille de 18 ans a affirmé avoir eu une apparition de la Vierge Marie. La rumeur s’est vite répandue et le phénomène a pris une telle ampleur que des milliers de pèlerins viennent désormais se recueillir sur le lieu des apparitions présumées. Jacques qui n’a rien à voir avec ce monde-là accepte de faire partie d’une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur ces événements"
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A priori rien d'insurmontable à la lecture du synopsis, et pourtant :
Si au début j'ai été plutôt intéressé par l'enquête diligentée par le Vatican,
J'ai malheureusement ensuite "perdu pied"...
Déconcerté par un scénario que j'ai trouvé complexe, confus, j'ai sombré dans l'incompréhension puis dans l'ennui !
Dans ces conditions je préfère ne pas noter ce film qui m'a "échappé" mais qui a reçu un excellent accueil de la presse et le public.
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Les interprètes :
Galatea Bellugi (très convaincante) est Anna, la jeune fille...


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Vincent Lindon est Jacques, le journaliste...


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Peut-être me faudrait-il revoir ce film ?
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Xavier Giannoli
né en 1972
Réalisateur, Scénariste, Producteur
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Longs métrages :
Marguerite (2105)
Superstar (2012)
A l'origine (2009)
Quand j'étais chanteur (2006)
Une Aventure (2005)
Les corps impatients (2003)
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mardi 27 février 2018

LA BOHEME (1896) - Giacomo PUCCINI (1858-1924) - En direct du MET de New York (24.02.2018) - au Pathé Beaugrenelle

Opéra en quatre tableaux d'après le roman d'Henri Murger, Scènes de la vie de bohème, et son adaptation théatrale La vie de bohème.
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Une superbe soirée...
Sous la direction sobre et inspirée du chef italien Marco Armiliato avec un plateau vocal tout à fait remarquable !
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Le Met a repris la traditionnelle et "vénérable" production de Franco Zeffirelli qui a le mérite de ne pas nous réserver de (mauvaise) surprise...
Reprise peut-être un peu modernisée (?) dans la direction de la direction d'acteurs que j'ai trouvée excellente...
On peut regretter (c'est souvent le cas au Met) que la lourde mise en place des décors "saucissonne" le déroulement de l'opéra : alors que la durée de La Bohème est inférieure à 2 heures, on nous inflige deux entractes et un "trou noir" de plus d'une heure.
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Tous les interprètes sont à citer :

La soprano américaine Susanna Phillips (Musetta)
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Le baryton amèricain Lucas Meachem (Marcello)
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Le jeune baryton russe Alexey Larov (Schanard)
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La basse anglaise Matthew Rose (Colline)
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La basse américaine Paul Plishka (Benoit et Alcindoro)
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Personnellement j'ai beaucoup apprécié la prestation (quelque peu critiquée par d'éminents spécialites..) du ténor américain Michael Fabiano : un excellent et émouvant Rodolfo...

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Après une remarquable Tosca, la soprano bulgare Sonya Yoncheva est une Mimi bouleversante, exceptionnelle : 
Voix somptueuse, Intense présence scénique...
Une très grande et attachante artiste...
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Décor du second tableau...




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Voir absolument ICI le formidable article de notre ami blogueur "le Promeneur du 68"
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Giacomo Puccini
1858-1924
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La Bohème a été créée au Teatro Regio de Turin sous la direction d'Arturo Toscanini.
Affiche originale de la création en 1896 :

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jeudi 22 février 2018

JUSQU'À LA GARDE - Xavier LEGRAND (Réalisation et Scénario) - France - au Gaumont Convention (20.02.2018)

Lion d'argent du meilleur réalisateur à la Mostra de Venise...
 La tragédie d'une famille plongée dans la violence.
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4,5 / 5
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Synopsis :

"Le couple Besson divorce. Pour protéger son fils d’un père qu’elle accuse de violences, Miriam en demande la garde exclusive. La juge en charge du dossier accorde une garde partagée au père qu’elle considère bafoué. Pris en otage entre ses parents, Julien va tout faire pour empêcher que le pire n’arrive."
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Antoine le père, ayant finalement pu obtenir la garde partagée de son fils mineur Julien (sa fille Joséphine est majeure), va profiter de la situation pour tenter de renouer avec Miriam qu'il considère toujours comme sa femme.
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Xavier Legrand explique :


"La peur est à l'origine de Jusqu'à La Garde. La peur que suscite un homme prêt à tout pour retrouver la femme qui veut se séparer de lui et fuir son extrême violence. Le personnage d'Antoine, interprété par Denis Ménochet, est une menace permanente pour ses proches. Il met son entourage sous tension, il n'entend que sa douleur, il est prêt à manipuler quiconque, y compris ses enfants. Les femmes qui ont subi des violences conjugales, comme celle jouée par Léa Drucker, sont tout le temps en alerte, elles savent que le danger peut surgir de n'importe où, n'importe quand, et n'épargner personne." 
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De l'étonnante et fascinante séquence d'ouverture dans le bureau de la juge qui doit se prononcer sur la garde de Julien...
Jusqu'à la terrifiante scène finale...
Le metteur en scène réussit à garder constamment le spectateur sous tension !
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La réalisation est très sobre (on pense parfois à un documentaire) et la direction d'acteurs tout a fait remarquable.
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Lea Drucker est Miriam : la mère enfermée dans une angoisse permanente...


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Thomas Giora est Julien : l'enfant déchiré et piégé qui veut protéger sa mère...



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Denis Ménochet (prodigieux) est Antoine le père : un pathétique "bloc de violence" capable d'affection...


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Dans la bureau de la juge...


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Julien et Antoine...


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BANDE ANNONCE ET EXTRAIT

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Xavier Legrand
né en 1979
Réalisateur, Scénariste, Acteur.
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"Jusqu'à la Garde"
 est le premier long métrage de Xavier Legrand qui a obtenu en 2013 le César du meilleur court métrage de fiction pour
"Avant que de tout perdre"



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vendredi 16 février 2018

VENISE (juillet 2017) - AU FIL DES EXPOSITIONS - San Giorgio Maggiore - PISTOLETTO et Cie...

Même en période de Biennale, San Giorgio Maggiore c'est plutôt calme et la vue y est magnifique...


Entre autres manifestations, l'exposition "Michelangelo Pistoletto: un et un fait trois" tient la vedette (j'ai bien aimé)...



Elle regroupe, dans la Basilique et ses espaces adjacents, une importante sélection d’œuvres du pionnier du mouvement "L'arte Povera" (voir ici)
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Avant de partir :
Un petit clin d'oeil sur l'installation de l'américaine Pae White...



  Puis, avant de prendre le vaporetto, un dernier regard vers San Marco et le Palais de Doges...


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(photos JCMEMO)
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Michelangelo Pistoletto
né en 1933...



voir ICI
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Pae White
née en 1963

voir  ICI

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lundi 12 février 2018

L'ÉLIXIR D'AMOUR ( 1832 ) - Gaetano DONIZETTI (1797-1848) - En direct du MET Opéra de New York (10.02.2018) - au Pathé Beaugrenelle

Où il est question d'un philtre d'amour, tout comme dans Tristan...
Mais avec une fin quelque peu différente !
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Un livret plaisant et astucieux...
Une musique virevoltante, pétillante, tendre aussi parfois...
Dans
 l'Elixir d'amour,
 on passe du rire au sourire, à la mélancolie parfois : 
Une incontestable réussite de l'opéra bouffe...
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Une soirée bien agréable que nous a offert le Met :

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La direction musicale était assurée par le chef vénézuélien Domingo Hindoyan qui a mené l'orchestre du Met "tambour battant"...
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Une bonne distribution :



Adina était interprétée par la jeune soprano sud-africaine Pretty Yende parfaitement à l'aise tant scéniquement que vocalement avec la fraîcheur de sa jolie voix.
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L'américain Matthew Polenzani était Nemorino : un rôle qu'il a souvent chanté de sa belle et puissante voix de ténor.


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Bonne prestation également du jeune baryton italien (Belcore)...


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La surprise de la soirée a été pour moi le baryton- basse italien Ildebrando Arcangelo qui réussit, par une interprétation époustouflante, à transformer et faire passer au premier plan le rôle (secondaire) de Dulcarama...


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Matthew Polenzani chante le célèbre  "Una furtiva lagrima"
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Duo du second acte Yende et d'Arcangelo ----) ICI
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Remarque : je crois qu'il vaut mieux oublier la production scénique de Bartlett Sher, avec notamment ses décors plutôt minables....

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-Voir ICI
l'Elixir d'amour au Met en 2012 avec déjà Polenzani entouré de Netrebko, Kwiecien, Maestri sous la direction de Maurizio Benini

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vendredi 9 février 2018

WONDER WHEEL - Woody ALLEN (Réalisation et Scénario) - Etats-Unis - au Pathé Beaugrenelle (04.02.2018)

La vie rêvée et la vraie vie !
Un film sombre, cruel...
 "C'est un pur drame" confirme Woody Allen...
Excellent cru d'un de mes cinéastes préférés dont on dit parfois qu'il fait toujours le même film !
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5 / 5
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Synopsis :


"Wonder Wheel croise les trajectoires de quatre personnages, dans l'effervescence du parc d’attraction de Coney Island, dans les années 50 : Ginny, ex-actrice lunatique reconvertie serveuse ; Humpty, opérateur de manège marié à Ginny ; Mickey, séduisant maître-nageur aspirant à devenir dramaturge ; et Carolina, fille de Humpty longtemps disparue de la circulation qui se réfugie chez son père pour fuir les gangsters à ses trousses."
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Dés les premières images j'ai senti que j'allais aimer ce film, une histoire dramatique qui se déroule à Coney Island dans l'immense parc d'attractions, un univers festif aux couleurs flamboyantes....
Woody Allen nous dit :


"Quand je suis né, l’époque florissante de Coney Island était déjà révolue depuis un bon moment, mais c’était encore un endroit magique pour moi, confie-t-il. Ce lieu m’a toujours impressionné. Il y avait là une faune de gens hallucinants et il s’y passait des choses étonnantes. On sentait qu’une énergie folle s’en dégageait. Je me suis dit que c’était un environnement hors du commun – et passionnant – pour y situer un film."

 C'est dans ce décor insolite, à la fois féerique et  désuet, sublimé par la superbe photographie de Vittorio Storaro, qu'évoluent les personnages  vulnérables, tourmentés, "compliqués", de ce magnifique drame humain...
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Ces personnages donc qui cherchent à s'échapper de leur quotidien, qui rêvent d'une autre vie, mais qui vont finalement rester prisonniers de leur destin, tout comme la grande roue de Coney Island qui tourne, tourne inexorablement et toujours de la même manière...
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Outre sa maîtrise de la réalisation Allen confirme qu'il est un remarquable directeur d'acteurs, en l'espèce tous épatants :
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Jim Belushi est Humpty, le mari de Ginny : il aime sa femme qui ne le lui rend guère...

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Juno Temple est Carolina, la fille de Humpty : elle se réfugie chez son père pour échapper aux poursuivants envoyés par son ex-mari...


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Justin Timberlake est Mickey, le maître nageur qui rêve d'une carrière littéraire : il est également le narrateur du film...


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Kate Blanchet est bluffante dans le rôle de Ginny, une femme complexe qui souffre (une scène finale délirante évoque la Blanche Dubois d'Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams)...


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Woody Allen
né en 1935 à New-York
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Une cinquantaine de films à son actif !


Sur ce blog voir notamment (en cliquant)  Magic in the Moonlight (2014)

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