dimanche 15 janvier 2017

CUBA - BARACOA (mars 2016) - CHEZ COTEO - TORTUE & TETI - AMAZONE & ZUNZUN

Invitation chez Coteo et Yudi...
Coteo est employé à temps partiel dans un organisme d'Etat et exploite une ferme (finca)
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Une journée magnifique & un repas "somptueux"...
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La table est dressée en pleine nature... 
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 L'accueil est assuré par une belle Amazone, recueillie par Yudi il y a quelques années, alors que toute jeune elle était tombée d'un arbre : complètement apprivoisée elle vit dans la finca en toute liberté, sans jamais chercher à s'enfuir. Lorsque Yudi, alors qu'elle s'est absentée, revient, l'amazone l'accueille avec des cris stridents...

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Dans le menu deux découvertes également appréciées : tortue et surtout des teti.
Les teti ne se trouvent qu'à Baracoa : ce sont des petits poissons transparents pêchés avec de grands filets très fins aux embouchures des cours d'eau et que l'on déguste crus et assaisonnés (ce que nous avons fait) ou en fritures ou ragouts.
Un petit film trouvé sur le web...


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Le buffet : le rhum "Caney" apprécié de tous est indispensable. Assiette de teti à droite ...

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Le repas va s'achever : dernière rasade (la bouteille est vide)...
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Visite du fils avec un copain...

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En route pour une promenade digestive...
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...à travers la finca où l'on trouve de tout, entre autres des caféiers,
des bananiers...

des cacaoyers (ci-après montage avec des fèves diversement colorées selon le stade de mûrissement)...
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Et peut-être le clou de la journée : Coteo nous fait découvrir un nid de zunzun (une espèce de colibris endémique de Cuba) que j'ai du mal à photographier avec mon petit numérique...

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(photos JCMEMO)

lundi 9 janvier 2017

NABUCCO (1842) - Giuseppe VERDI (1813-1901) - En direct du MET Opéra de New York (07.01.2017) - au Pathé Beaugrenelle


Nabucco a été créé à la Scala de Milan en 1842 : c'est le premier grand succès de Verdi.
Le Met nous en a donné une représentation honorable, sans grande surprise...
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Sous la direction passionnée de James Levine, l'orchestre a sonné magnifiquement, notamment dans la spectaculaire ouverture...

James Levine, depuis 40 ans directeur musical du Met, va abandonner son poste cette année, pour des raisons de santé.
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Le "nouveau" baryton Placido Domingo a assuré le rôle titre avec conviction, même si la voix manque parfois un peu d'éclat : mais il est vrai qu'à 76 ans c'est tout de même une belle performance...

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Déçu par contre par la prestation bien terne de Dmitri Belosseelskiy dans le rôle (très important) de Zaccaria...
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Impressionné par la puissance, la beauté et l'étendue de la voix de la soprano ukrainienne Liudmyla Monastyrska (Abigaille)...

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Bonnes prestations également de la mezzo Jamie Burton (Fenena) et du ténor Russel Thomas (Ismaël)...
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Je n'ai pas du tout aimé la mise en scène du réalisateur australien Elijah Moshinsky :
Si le dispositif scénique tournant astucieux permet de passer avec facilité d'un tableau à l'autre...
La direction d'acteurs est "inexistante" et les protagonistes semblent errer comme des âmes en peine sur le plateau.
Si l'on ajoute que les costumes ne sont pas toujours très réussis, voire parfois ridicules, l'opéra perd ainsi beaucoup de crédibilité...
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Un court extrait du fameux chœur des esclaves hébreux bissé lors de la représentation...
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Le Va Pensiero est devenu l'emblème du Risorgimento italien...
Il a été également bissé à l'opéra de Rome le 12 mars 2011 (150ème anniversaire de la création de l'Italie)...
En présence de Berlusconi, Ricardo Muti, après une déclaration contre les coupes budgétaires, a fait reprendre le Va Pensiero en invitant le public à se joindre aux choristes...
Voir sur ce blog ---) ICI
 
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GOLDEN GLOBES 2017 - ISABELLE HUPPERT au SOMMET - Paul VERHOEVEN

Heureux de voir couronnée celle que je considère comme la meilleure actrice française, celle qui allie à la fois, comme vient de le souligner une chroniqueuse de France Inter, intelligence et instinct...
Récompensé également  le film
ELLE du réalisateur Paul Verhoeven - voir ----) ICI 
dont elle est l'interprète...
 
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dimanche 8 janvier 2017

NERUDA - Pablo LARRAIN (Réalisation) - Guillermo CALDERON (Scénario) - Chili - au Gaumont Convention (05.01.2017)

4,5 / 5
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Il ne s'agit pas d'une Biopic traditionnelle (on apprend peu de choses sur la vie de Pablo Neruda),
Mais, bien mieux, un vibrant hommage, sous une forme visuelle éblouissante, entre mythe et réalité,  à la personnalité du poète :
"Nous n'avons jamais songé à prendre au sérieux l'idée de brosser le portrait du poète, tout simplement parce que c'est impossible. C'est pourquoi nous avons décidé de faire un film fondé sur l'invention et le jeu" (Pablo Larrain)
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Le film se focalise en 1948, année charnière pour le sénateur communiste Neruda :
Celle où il tient un discours virulent contre le Président Gabriel Gonzalez Videla (qu'il avait pourtant contribué à élire...) en raison de la nouvelle orientation politique de ce dernier devenu proche des Etats-Unis et hostile au communisme,
Celle où débutera son exil à l'étranger qui ne s'achèvera qu'en 1952...
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Le film se présente sous la forme d'une traque "supposée", presque en forme de jeu, entre Neruda et l'implacable policier Oscar Peluchonneau, personnage qui pourrait bien être né de l'imagination du poète...
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Scénario, Réalisation et Interprétation remarquables !
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Luis Gnecco (Pablo Neruda)



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Gael Garcia Bernal (Oscar Peluchonneau)


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Mercedes Moran (Delia del Carril, peintre, seconde épouse de Neruda)
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Pablo Larrain
né en 1976 à Santiago du Chili
Réalisateur, Scénariste, Producteur
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Dans sa filmographie :
Tony Manero (2009)
Post Mortem (2011)
No (2012)
El Club (2015)
Jacky (2016 - sortie prochaine en France)
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mardi 3 janvier 2017

L'ÎLE D'ARTURO (1957 - Prix Strega) - Elsa MORANTE - Italie - Folio n° 1076 (traduction de Michel Arnaud)

Je garde de Procida, petite île du Golfe de Naples à quelques encablures d'Ischia, un souvenir ébloui...

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C'est à Procida que se déroule une partie de Graziella, le très émouvant (et seul...) roman écrit par Lamartine (1852)
C'est également à Procida qu'Elsa Morante a situé l'histoire de l'île d'Arturo...
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J'avais gardé un merveilleux souvenir de la lecture de ce livre découvert dans les années 60...
Après tant d'années j'ai voulu me replonger, avec quelque appréhension tout de même, dans l'atmosphère de ce roman que j'avais tant aimé et que je croyais très court, alors qu'il compte 600 pages...
Cette seconde lecture a été tout aussi bouleversante que la première : j'ai retrouvé avec bonheur tout le talent de l'auteur à rendre ses personnages fascinants et à peindre de manière poétique toute la beauté et le charme de la petite île.
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Arturo grandit presque seul dans Procida : il n'a pas connu sa mère morte à sa naissance ; son père qu'il vénère comme un dieu est souvent absent pour de mystérieux voyages...
Arturo va se trouver confronté au passage douloureux de l'enfance à l'adolescence...
Devenu jeune adulte, désenchanté, il préfèrera quitter l'île qu'il aime tant :
"Ecoute. Je n'ai pas envie de voir Procida s'éloigner, s'estomper et devenir une chose grise...Je préfère faire comme si mon île n'avait jamais existé. Aussi, jusqu'au moment où l'on ne verra plus rien, il vaut mieux que je ne regarde pas..."
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AUTRES EXTRAITS :
 
"L'une de mes premières fiertés avait été mon prénom. Je n'avais pas été long à savoir qu'Arturo est une étoile : la lumière la plus rapide et la plus radieuse de la constellation du Bouvier, dans le ciel boréal !"
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"Les îles de notre archipel, là-bas, sur la mer napolitaine, sont toutes belles.
Leur sol est en grande partie d'origine volcanique, et, plus particulièrement dans le voisinage des anciens cratères, il y pousse des milliers de fleurs spontanées dont je n'ai jamais retrouvé les pareilles sur le continent. Au printemps, les collines se couvrent de genêts: lorsqu'on est en mer au mois de juin, on distingue leur odeur sauvage et caressante aussitôt que l'on approche de l'un de nos ports."
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"Mon île  aux petites rues solitaires enfermées entre des murs antiques, au-delà desquels s’étendent des vergers et des vignes qui semblent des jardins impériaux."
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"Ma maison n'est pas très loin d'une petite place presque citadine... et des habitations groupées du village. Mais, dans ma mémoire, elle est devenue un lieu isolé, autour duquel la solitude crée un espace énorme. Elle est là, maléfique et merveilleuse, telle une araignée d'or qui aurait tissé sa toile iridescente au-dessus de l'île toute entière."
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"Sans les femmes , l’existence serait une jeunesse éternelle ; un jardin ! On serait beau, libre et insouciant et s’aimer voudrait dire seulement : se révéler l’un à l’autre toute la beauté qu’on a . L’amour serait un ravissement désintéressé , une gloire parfaite , comme se regarder dans le miroir ; il serait…une cruauté naturelle et sans remords , comme une chasse merveilleuse dans un bois royal. Le véritable amour est ainsi : il n’a aucun but et aucune raison et ne se soumet à aucun pouvoir qui n’est pas la grâce humaine. L’amour des femmes, au contraire, est un esclave du destin qui travaille pour perpétuer la mort et la honte."
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"...Et ce qui m’était insupportable, c’était l’idée de m’en aller sans avoir d’abord revu mon père, au moins une fois encore..... mais à peine prenais-je la décision de fuir Procida qu’aussitôt son souvenir à lui envahissait l’île tout entière, telle une multitude insidieuse et fascinante. Je le retrouvais dans la saveur de l’eau de mer, des fruits ; le cri d’un hibou, d’une mouette qui passait et j’avais l’impression que c’était lui qui appelait : « Eh ! Moricaud ! » Le vent d’automne projetait sur moi des embruns ou des bouffées de sable; et j’avais l’impression que c’était lui qui me provoquait en jouant. Parfois, quand je descendais à la plage, il me semblait avoir derrière moi une ombre qui me suivait ; et je laissais courir mon imagination, comme charmé : c’est un détective privé qui suit mes pas pour son compte à lui. Là-dessus, au milieu de ces illusions étranges, il m’arrivait plus que jamais de le haïr, car , tel un envahisseur, il s’emparait ainsi de mon île ; mais pourtant je savais que mon île ne m’eut pas plu autant si elle n’avait pas été sienne, inséparable de sa personne…"
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Elsa Morante
(1912-1985)
Romancière & Poétesse
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Alberto Moravia a partagé sa vie de 1941 à 1962...

Il louait notamment sa
"capacité extraordinaire à allier une atmosphère fantastique, magique, irrationnelle, à une très grande pénétration psychologique."
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Dans sa bibliographie :
Mensonge et Sortilège (1948 - Prix Viareggio)
Le Châle andalou (1963)
La Storia (1974)
Aracoeli (1982 - Prix Médicis Etranger)
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Adaptations cinématographiques :
L'île d'Arturo (Damiano Damiani - 1962)
La Storia (Luigi Comencini - 1986)
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lundi 2 janvier 2017

FAIS DE BEAUX RÊVES - Marco BELLOCCHIO (Réalisation - Scénario avec Valia Santella & Eduardo Albinati) - Italie - au Balzac (30.12.2016)

50 ans après le remarquable Les Poings dans les poches, Marco Bellocchio confirme, avec Fais de beaux rêves, son 26ème long métrage, qu'il est un des plus grands cinéastes actuels...
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5 / 5
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Devenu adulte Massimo se souvient...
Le douloureux portrait d'un homme meurtri et obsédé par la mort brutale de sa mère dans des circonstances mystérieuses, alors qu'il n'avait que 9 ans...
Comment dépasser cette obsession ?
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Le scénario est une adaptation de Fais de beaux rêves, mon enfant, un livre autobiographique écrit par Massimo Gramellini et qui a reçu un accueil chaleureux en Italie...
Un film inoubliable superbement réalisé et interprété...
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Massimo adulte est interprété avec une très grande sensibilité par Valerio Mastandrea...

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Bérénice Bejo (Elisa)...
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Barbara Ronchi est la mère de Massimo...

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Nicolo Cabras (Massimo enfant)...
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Marco Bellocchio
né en 1939
Réalisateur, Scénariste, Producteur

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Parmi ses longs métrages :
Les poings dans les poches (1965)
Le Prince de Hombourg (1997)
La nourrice (1999)
Le sourire de ma mère (2002)
Vincere (2009 - voir ICI  )
La belle endormie (2015 - voir ICI )

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dimanche 1 janvier 2017

CUBA - BARACOA (mars 2016) - NOA le Peintre - MUSIQUE

VOEUX DE NOUVELLE ANNEE A TOUS LES AMIS...
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En couleurs et en musique avec la peintre cubain Noa que nous connaissons depuis des années (voir ici)

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(ce dernier ramené sur Paris)
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la célébrissime "Guantanamera" chantée par Compay Segundo

 
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(photos JCMEMO)