vendredi 26 juillet 2013

BLOODY MIAMI - Tom WOLFE (né en 1931) - Etats-Unis

BLOODY MIAMI
ou
Des Cubains à Miami.
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Après le portrait cinglant du New York du "Bûcher des Vanités" (1987), Tom Wolfe nous offre une description au scalpel de Miami aux prises avec ses immigrés...
Autour de Nestor Camacho, jeune policier, fils d'un immigré cubain, toute une galerie de personnages (quelquefois un peu trop caricaturaux...)qui s'affrontent : Haïtiens, Latinos, Noirs, Métis, Russes, et même quelques "Anglos"...
"Un monde où tout le monde déteste tout le monde" !
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S'il est vrai que Wolfe ne fait pas dans la dentelle je me suis néanmoins laissé entraîner dans ce tourbillon d'intrigues en tout genre, de fric, de violence, de sexe, etc...

Tout cela dans un style brut (parfois un peu trop), heurté, imagé, mais efficace...
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Deux extraits :
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"....Miami était la seule ville du monde dont plus de la moitié des habitants étaient des immigrés de fraîche date, autrement dit des cinquante dernières années? Ah oui, vraiment? Hmmm...Qui s'en serait douté? Une fraction d'entre eux, les Cubains, avait la haute main sur toute la politique municipale - un maire cubain, des chefs de service cubains, des flics cubains, encore des flics cubains, soixante pour cent de la police était constituée de Cubains auxquels s'ajoutaient dix pour cent d'autres Latinos, dix-huit pour cent de Noirs américains et seulement douze pour cent d'Anglos? L'ensemble de la population se ventilait largement de la même manière...Les Cubains et autres Latinos étaient si dominants que Le Herald avait du lancer une édition distincte en espagnol, El Nuovo Herald, avec son propre personnel cubain pour ne pas risquer de se couler..."
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"C'est la seule chose qu'un Cubain ait à faire : poser le pied sur le sol américain ou sur n'importe quelle structure partant du sol américain, ce pont routier, par exemple, et il obtiendra l'asile...N'importe quel Cubain...C'étaient les seuls réfugiés à bénéficier d'un tel privilège. La clause de l'immigration la plus favorisée d'Amérique, voila ce dont bénéficiaient les Cubains. Si un réfugié cubain posait le pied sur le sol américain (ou sur une structure américaine), il était catalogué 'dry foot', 'pied sec', et était sauvé. Mais s'il se faisait arrêter sur ou dans l'eau, il était renvoyé à Cuba...."
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