mardi 12 mai 2020

LE TEMPS EST ASSASSIN (2016) - Michel BUSSI - France - Pocket n°16938

A la découverte de Michel Bussi, un des écrivains les plus vendus en France (1 million d'exemplaires en 2018)
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Présentation par l'éditeur :


"Été 1989. La Corse, presqu'île de la Revellata, entre mer et montagne. Sur cette route de corniche, au-dessus d'un ravin de vingt mètres, une voiture roule trop vite et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère n'ont pas eu la même chance.


Été 2016. Clotilde revient pour la première fois sur les lieux du drame, accompagnée de son mari et de sa fille adolescente. Elle veut profiter de ces vacances pour exorciser le passé. C'est au camping dans lequel elle a vécu son dernier été avec ses parents que l'attend une lettre... de sa mère. Vivante ?"
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J'ai réussi à arriver au terme de ce gros pavé de 600 pages pas vraiment convaincu...
J'ai eu quelques difficultés à croire à ses personnages trop caricaturaux et à des situations souvent invraisemblables...
Ceci dit on ne peut pas dire que la lecture soit ennuyeuse sans doute en raison du cadre où se déroule ce thriller :
La Balagne, région de la Corse que je connais bien et que l'auteur évoque avec brio...
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Extraits :
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"La beauté, c'est un secret. En parler, c'est la violer. Pour moi, la Corse, c'est ça...Il faut l'aimer et la laisser en paix. "
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"Son regard embrassa le panorama. Elle reconnut le crocodile endormi. La côte, de l’Ile-Rousse à Calvi, de la Revellata à Galéria, ressemblait à un ourlet de fil blanc, une fine dentelle, un trait pur dessiné d’une main sûre. Elle savait pourtant que ce n’était qu’une illusion, une question d’échelle. La côte était en réalité déchiquetée, et les rochers blancs se jetaient dans la mer, pointus et acérés comme mille couteaux aiguisés."

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Michel Bussi
né en 1965
Romancier, Politologue, Enseignant (géographie)
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Voir Wikipedia

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dimanche 3 mai 2020

Jussi BJÖRLING (1911-1960) - Ténor...

Jussi Björling
Le Caruso suédois

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Voir et écouter sur le blog du Promeneur ---) ICI

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HOMMAGE - IDIR (1949-2020)

IDIR
Icône de la musique kabyle...
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Le célèbre A vava Inouva
(Je t'en prie père Inouba)
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Traduction...
"Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
O fille Ghriba je le crains aussi.
Le vieux enroulé dans son burnous
A l'écart se chauffe
Son fils soucieux de gagne pain
Passe en revue les jours du lendemain
La bru derrière le métier à tisser
Sans cesse remonte les tendeurs
Les enfants autour de la vieille
S'instruisent des choses d'antan
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
O fille Ghriba je le crains aussi.
La neige s'est entassée contre la porte
L'"ihlulen" bout dans la marmite
La Tajmaât, rêve déjà au printemps
La lune et les étoiles demeurent claustrées
La bûche de chêne remplace les claies
La famille rassemblée
Prête l'oreille au conte
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
O fille Ghriba je le crains aussi."
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IDIR
né le 25 octobre 1949 en Kabylie
mort le 2 mai 2020 à Paris
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vendredi 1 mai 2020

CARRICKFERGUS - UNE COMPLAINTE IRLANDAISE - Jim McCANN (The Dubliners)

La nostalgie irlandaise... 
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Voir --------) ICI
le remarquable article de notre ami blogueur "Le Promeneur du 68"

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USA - A MILLION DREAMS - A DADDY DAUGHTER DUET ....

Reçu ce duo Pére/Fille...
Qui fait fureur aux Etats-Unis....
(vu 2,8 millions de fois en moins d'un mois)

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Ce duo «papa-fille» vise à apporter de l'espoir et de la joie au milieu du désespoir de COVID-19

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A DEFAUT DE MUGUET...Je vous offre ................

UNE PALME D'OR

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jeudi 30 avril 2020

DALVA (1988) - Jim HARRISON - Etats-Unis - 10/18 n°2168

Une femme se penche sur son passé !
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Les éditeurs...
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Christian Bourgeois (1989) :
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"Dalva est le grand roman américain de jim harrison, son livre le plus abouti et le plus poignant depuis le fabuleux légendes d'automne, harrison nous donne ici un portrait mythique de l'amérique - du génocide de la nation indienne jusqu'aux séquelles de la guerre du viêt-nam et au cynisme des années 80 - en centrant son livre sur la vie tumultueuse et meurtrie d'une femme de quarante-cinq ans, dalva. A travers cinq générations de sa famille de pionniers, c'est le mythe du jardin d'eden, de l'innocence perdue que harrison met en scène avec ce sens de l'espace, cet extraordinaire lyrisme, cette violence et cette étrange pudeur qui lui sont propres. " comment, après avoir si bien commencé, avons-nous pu en arriver là ? " a cette question ô combien romanesque et melvillienne, jim harrison apporte avec dalva, son chef-d'oeuvre, une réponse éblouissante."

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10/18 (1991) : 
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"Pour reprendre le contrôle de sa vie, Dalva s'installe dans le ranch familial du Nebraska et se souvient : l'amour de Duane, les deuils, l'arrachement à ce fils nouveau-né qu'elle cherche obstinément. Meurtrie mais debout, elle découvre l'histoire de sa famille liée à celle du peuple sioux et d'une Amérique violente. Chef-d'œuvre humaniste, Dalva est un hymne à la vie."
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J'avoue que j'ai eu quelques difficultés à rentrer dans l'histoire narrée par Dalva, l'héroine...
Désemparé au départ par les incessants allers retours dans le temps et le style parfois fantaisiste de l'auteur...
 Puis, peu à peu, tout s'éclaire et la lecture de ce grand roman devient un bonheur...
Roman qui est à la fois
Le superbe portrait d'une femme libre
et
Une grande fresque historique (de la Guerre civile aux années 1980)...
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Quelques extraits :
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"Un sage a dit que les adultes ne sont que des enfants qui ont mal tourné."
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"Raymond Chandler a dit que, lorsqu'il a cessé de boire, le monde a perdu son technicolor. Dieu a créé la couleur pour qu'on la voie. Je refuse de l'insulter en ignorant les merveilles de Son oeuvre. "
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"J'ai dressé la liste des choses, des gens et des lieux qui allaient me manquer, mais rien ni personne ne m'a remuée autant que le souvenir des arbres et surtout celui du Pacifique que j'avais écouté pendant tant de jours et de nuits que je pensais souvent à l'existence d'un langage qui nous aurait été commun : peut-être un langage non verbal, frisant la folie, le murmure du sang dans les veines, le chuintement de l'eau qui reflue, mais un langage malgré tout."
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"Le désir de ne pas se contenter d'un "tipi" et des maigres rations de nourriture en hiver dans les camps indiens, voilà ce qu'il nous faut pour tirer l’indien de sa couverture afin de lui mettre un pantalon - un pantalon doté de poches et des poches qui meurent d'envie d'être bourrées de dollars ! ......
En entendant ce blasphème, je me suis surpris courir vers l'avant de la salle. "

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"Je suis restée figée là comme une statue, la main posée sur l'encolure du sprinter, sentant son pouls ralentir. Une impression onirique de lucidité et de force peut-être imméritée m'a submergée quand je me suis rappelé une chose qu'avait dite grand-père en me retrouvant après ma promenade dans les collines, au-delà de la Niobrara: à savoir que chacun doit accepter son lot de solitude inévitable, et que nous ne devons pas nous laisser détruire par le désir d'échapper à cette solitude. Appuyée contre l'abreuvoir au fond de cette vallée, j'entendais le vent et la respiration du chien et du cheval. Les souvenirs de tous les gens que j'avais connus m'ont traversé l'esprit avant de se perdre dans l'air, avec l'impression que l'écho de leur voix ressemblait aux voix des oiseaux et des animaux. Levant les yeux, j'ai enfin eu la surprise d'apercevoir le soleil."
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"Le monde qui m’entoure et qui est aussi celui des autres parait immense et indestructible mais il est fragile comme un œuf de faisan, ou d’alouette, comme un œuf de femme ou le dernier battement de cœur de n’importe quel être." 

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James Harrison
(1937-2016)
Romancier, Nouvelliste, Poète, Essayiste
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