mardi 25 mai 2021

LA SAINTE TOUCHE (2021) - Djamel CHERIGI - France - Jean-Claude Lattès - collection "La Grenade"

 La Sainte touche (c'est le jour où l'on touche les allocs...)
Un premier roman prometteur !
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Présentation de l'éditeur :

"Des mecs comme Alain Basile, vous n’en croiserez pas tous les jours et pas à tous les coins de rue.
C’est dans son épicerie, La Belle Saison, que j’ai fait sa connaissance. Mon père venait de me mettre à la porte et je vagabondais dans les rues en rêvant d’une vie de bohème. Alain, lui, il en avait rien à faire de la bohème et des lilas sous les fenêtres, sa seule ambition était de devenir millionnaire. Pour réussir, il était prêt à tout et avait besoin d’un associé. C’est tombé sur moi. Mais accuser Alain Basile d’avoir chamboulé mon existence reviendrait à reprocher au Vésuve d’avoir carbonisé Pompéi. Sans lui, je n’écrirais pas aujourd’hui."
(extraits des premieres pages du livre)
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"L’histoire d’un duo improbable entre un jeune écrivaillon mis à la rue par son père, et Alain Basile, un épicier voyou. Dans ce roman iconoclaste, parfois dur, loufoque aussi, le tandem va se lancer dans tous les trafics pour tenter de s’en sortir."
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Paumé, alcoolique, le narrateur, qui rêve de devenir écrivain, tombe sous la coupe d'un épicier véreux prêt à tout pour gagner de l'argent...
L'auteur nous transporte avec virtuosité dans la monde des marginaux et des laissés-pour-compte...
Tour à tour savoureux, drôle, déjanté, mais aussi éprouvant et émouvant, le roman est remarquablement écrit dans un style très original à la fois littéraire et populaire, souvent proche du langage parlé...
Un style ciselé, vif, argotique mais qui ne craint pas d'utiliser les imparfaits du subjonctif !
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EXTRAITS
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« L’argent qu’on possède est l’instrument de la liberté ; celui qu’on pourchasse est celui de la servitude. » Jean-Jacques Rousseau (cité en exergue)
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"Mais pour Alain, ne pas dire non, ça voulait forcément dire oui. Il s'infiltrait dans les hésitations comme l'eau dans les fissures d'une toiture."
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"La vie bohème, c'est pas comme dans les comédies musicales. Y'a rien de romantique là-dedans. Tout le temps que j'ai zoné dans la rue, j'ai vu ni peintre ni poète. Pas d'ateliers d'artiste avec des lilas jusque sous les fenêtres. Que des caves humides et des bouches de métro. Des squats délabrés. Clochards, toxicos, et punks à chiens. Gueules tordues et regards glacés. Des mecs qui t'écorcheraient vif pour un bifton de cinq balles. Rien de ce que j'avais imaginé. Putain de désillusion."
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"Quand tous les commerces d'un quartier pauvre s'évaporent des suites de la conjoncture, des loyers trop chers ou de la fainéantise... seul demeure « l'Arabe du coin ». On peut tout lui ôter au miséreux : son cordonnier, son poissonnier, son fromager... Tout ! Mais on ne l'empêchera jamais, le miséreux, de boire une cannette de bière en mangeant un paquet de chips. Si tu lui enlèves ça, tu peux être sûr que ce sera la guerre."
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"La nuit c’est un délire à part. C’est le moment où les cafards sortent de leurs trous. Y a plus de gens normaux dans les rues, y a que des marginaux, des alcooliques des flemmards, des chômeurs. Des mecs qui tournent en rond, qui savent pas quoi faire de leur temps, qui n’ont nulle part où aller. Des rats échappés de leurs cages. La nuit, elle te prend aux tripes, elle te pousse à faire des trucs de cinglés, c’est le royaume de la démesure, le crépuscule de la raison."
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Djamel Cherigui
né en 1985
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"Djamel Cherigui a 34 ans, il est épicier à Roubaix. Selon ses mots, sa vie était "merdique" jusqu'à ce qu'il découvre la littérature. Aujourd'hui, passionné de peinture et de musique baroque, collectionneur de livres anciens, l'enfant du Nord reste fidèle à sa région et à ses racines en racontant la vie des laissés-pour-compte. Ceux que l'on n'entend jamais."
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voir aussi wikipedia

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lundi 17 mai 2021

LA 317° SECTION (1965) - Pierre SCHOENDOERFFER (Réalisation et Scénario) - France - Diffusé sur Arte le 10.05.2021

Mortelle Randonnée
Plaisir de revoir  "La 317° Section" dans une version restaurée (superbe photographie noir et blanc de Raoul Coutard).
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4,5 / 5

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Synopsis :

"La dernière marche de la 317ème section qui, lors de la bataille de Dien Bien Phu, reçoit son ordre de repli. La section est composée de quarante et un supplétifs Laotiens et de quatre Français. Huit jours plus tard, la 317ème section n'existe plus, mais pendant cette terrrible marche, deux hommes, l'adjudant Willsdorf, alsacien, incorporé de force dans l'armée allemande et le sous-lieutenant Torrens, frais émoulu de Saint-Cyr, vont apprendre à se connaître et à comprendre, même l'absurde."

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Le réalisateur a été caméraman dans l'armée française pour la guerre d'Indochine ...
De ce fait sans doute son film remarquable, bien qu'œuvre de fiction, a toutes les caractéristiques  d'un document authentique, d'un reportage.
Il a été tourné, dans des conditions difficiles, pendant un mois dans la jungle cambodgienne...
Il bénéficie de l'interprétation exceptionnelle de Bruno Cremer (Willsdorf) et du jeune (24 ans) Jacques Perrin (Torrens).
Prix du Scénario (Cannes 1965)
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IMAGES :

Jacques Perrin...
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Bruno Cremer...
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Pierre Schoendoerffer
(1928-2012)
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Romancier, Réalisateur, Scénariste, Documentariste

Voir wikipedia

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dimanche 25 avril 2021

HOMMAGE - Christa LUDWIG (1928-2021)

 Christa Ludwig

Mezzo-soprano légendaire
Est morte ce samedi 24 avril à l'âge de 93 ans ...
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Un des plus grands noms du chant lyrique de la seconde moitié du XX° siècle...
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A voir ICI  l'hommage rendu par le Promeneur du 68.

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vendredi 23 avril 2021

AIDA (1871) - Giuseppe VERDI (1813-1901) - Opéra BASTILLE 2021 - Diffusé sur Arte le 21.02.2021

Déroutante Aida...
Splendide réussite musicale dans une mise en scène qui oscille entre grandiose et ...ridicule !
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Captée à l'Opéra Bastille sans public en raison la Covid-19
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Aida a été créée le 24 décembre 1871 à l'Opéra khédival du Caire.
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Résumé (source Opera Online) :

"En Egypte à l’époque des pharaons. L’amour du général égyptien Radamès et de l’esclave éthiopienne Aïda est d’emblée menacé par la guerre que vont se livrer leur deux pays. L’autre danger qui les menace s’appelle Amneris, fille du roi d’Egypte, éprise de Radamès : Aïda, son esclave, est ainsi, par la force des choses, sa malheureuse rivale. La victoire des troupes égyptiennes est totale et vaut un triomphe à Radamès, à qui le roi offre sa fille Amneris en récompense. Mais, de glorieux héros, Radamès va bientôt devenir paria de son pays, amené à trahir les siens en confiant d’importants secrets militaires à Aïda, missionnée par son père, le roi d’Ethiopie Amonasro. Condamné à être enseveli vivant, Radamès assumera pleinement son destin, au grand dam d’Amneris, prête à tout pour le voir vivre. Dans la solitude de sa tombe, Radamès retrouve Aïda venue lui réaffirmer son amour et mourir à ses côtés."
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Perplexe face à la mise en scène de Lotte de Beer...
L'action a été transposée à l'époque de la création de l'œuvre dans un musée où sont exposés, outre différents objets, les marionnettes à taille humaine d'Aida et de son père Amonasro, le roi d'Ethiopie, 
 Marionnettes qui vont en quelque sorte doubler les interprètes d'Aida et d'Amonasro tout au long de l'opéra...
Dans quel but ? Eviter semble-t-il les blackface désormais interdits à l'opéra de Paris ?
Bref je n'ai pas aimé (ou pas compris...) cette réalisation scénique.
Toutefois je reconnais que certains moments sont réussis : Je pense notamment à la scène finale dans la tombe particulièrement impressionnante.
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Présentation du spectacle :


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Fort heureusement musicalement la réussite est totale...
SPLENDIDE !
Un Orchestre et des Chœurs au sommet sous la direction du chef italien Michele Mariotti.

La distribution vocale est exceptionnelle :
La mezzo-soprano russe Ksenia Dudnikova (impressionnante Amnéris).
Le baryton français Ludovic Tézier (irréprochable Amonasro)
Le ténor allemand Jonas Kaufmann (en grande forme dans le rôle de Radames)
La soprano canadienne Sondra Radvanovsky (incontournable Aida qui, bien que réduite à un rôle de doublure, réussit à être totalement convaincante  par sa seule voix)
Enfin tous les interprètes seraient à citer ! §
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Quelques images :
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Radames et Ramfis (Dmitry BelosselsKiy)...

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Amnéris, Radames et le Roi (Soloman Howard)...

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Amonasro...

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Radames...

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Aida...
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Giuseppe Verdi
(1813-1901)
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sur Aida voir wikipedia

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dimanche 18 avril 2021

DE LA MAISON DES MORTS (1930) - Leos JANACEK - MUNICH 2018 - Diffusé sur Mezzo le 31.03.2021

« En chaque créature il y a une étincelle divine »
(Epigraphe écrit par Janacek en tête de sa partition)
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Dernier opéra composé par Janacek (2018)
Créé à Brno (Tchéquie) en 2030...

Janacek a composé lui-même le livret d'après le récit autobiographique "Souvenirs de la maison des morts" de Fédor Dostoïevski relatant son expérience de prisonnier politique dans un bagne de Silésie.
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Résumé :
"Dans la cour intérieure d’un bagne de Sibérie, sur les bords de la rivière Irtych, chacun vaque à ses occupations matinales. Un nouveau prisonnier arrive. Il s’agit d’un noble du nom de Goriantchikov qui se présente comme un prisonnier politique. Il attire la compassion du jeune Alieïa auquel il propose d’apprendre à lire et à écrire. Plus tard Goriantchikov est amené à soigner le jeune homme blessé. Plusieurs prisonniers font le récit des drames qui les ont conduits au bagne. Goriantchikov finit par apprendre qu’il va être libéré."

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Simone Young assure la direction musicale (sans doute pas facile de diriger une telle partition...)

La mise en scène (spectaculaire) est de Frank Castorf

Quelque peu déconcerté...
Par le livret : Il n'y a pas vraiment de dramaturgie continue mais plutôt une suite d'instantanés sur le quotidien de la vie carcérale et où chaque bagnard évoque les épisodes de sa vie.
Par la musique  : un véritable déchainement avec des sonorités inhabituelles (fanfares, glas de cloches, xylophone, bruits divers...)
Déconcerté certes...
Néanmoins au cours du déroulement du spectacle on est de plus en plus fasciné par une telle tempête ! 
A revoir donc !
et
A découvrir le récit de Dostoïevski !
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Images :
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Leos Janacek
1854-1928
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Voir wikipedia

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dimanche 11 avril 2021

COMBATS ET METAMORPHOSES D'UNE FEMME (2021) - Edouard LOUIS - France - SEUIL Cadre rouge

 Histoire d'une libération...
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Présentation du livre par son auteur :

"Pendant une grande partie de sa vie ma mère a vécu dans la pauvreté et la nécessité, à l'écart de tout, écrasée et parfois même humiliée par la violence masculine. Son existence semblait délimitée pour toujours par cette double domination, la domination de classe et celle liée à sa condition de femme. Pourtant, un jour, à quarante-cinq ans, elle s'est révoltée contre cette vie, elle a fui et petit à petit elle a constitué sa liberté. Ce livre est l'histoire de cette métamorphose."
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J'ai découvert Edouard Louis lors d'une émission de "La grande Librairie"...
Sa prestation m'ayant vraiment impressionné, j'ai eu envie de lire son livre.
Dans un court récit sobre, poignant, puissant...
L'auteur évoque l'histoire d'une femme, sa mère, soumise à une domination à la fois de classe et de genre...
Mais une femme qui va réussir un jour à s'évader de ce double carcan et trouver enfin sa liberté.
J'ai été très ému par ce texte polémique qui est aussi...
Une déclaration d'amour !
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Extraits :
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"J'ai commencé ton histoire en voulant raconter l'histoire d'une femme mais je m'en rends compte, ton histoire est celle d'un être qui luttait pour avoir le droit d'être une femme, contre la non-existence que t'imposaient ta vie et la vie avec mon père".
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"Elle était certaine qu’elle méritait une autre vie, que cette vie existait quelque part, abstraitement, dans un monde virtuel, qu’il aurait fallu un rien pour l’effleurer, et que sa vie n’était ce qu’elle était dans le monde réel que par accident."
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"j’avais tellement l’habitude de la voir malheureuse à la maison, le bonheur sur son visage m’apparaissait comme un scandale, une duperie, un mensonge qu’il fallait démasquer le plus vite possible."
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"Quand j'étais enfant, nous avions honte ensemble- de notre maison, de notre pauvreté. Maintenant j'avais honte de toi, contre toi.
Nos hontes se sont séparées."
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"Comment le dire sans être naïf ou sans avoir l'air d'employer une expression toute faite, idiote : j'étais ému de te voir heureuse."
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"Elle a vu la surprise dans mes yeux et elle m'a dit :"'Tu vois, je ne suis plus la même ! je suis une vraie Parisienne maintenant"' J'ai souri '''Oui, c'est vrai, tu es la reine de Paris''' "

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Edouard Louis
né en 1992 à Abbeville
Ecrivain, Traducteur
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Voir Wikipedia

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dimanche 4 avril 2021

LES NOCES DE FIGARO (1786) - Wolfgang Amadeus MOZART - Staatsoper de BERLIN - En direct sur Mezzo Live le 01.04.2021

PERPLEXE !
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Diffusion des Noces en streaming 1er avril 2021.
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Le nozze di Figaro
'Opera buffa' en quatre actes de Wolfgang Amadeus Mozart (1756 - 1791)
Livret de Lorenzo Da Ponte d'après 'La folle journée ou le mariage de Figaro' de Beaumarchais

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Musicalement j'ai beaucoup apprécié cette production :
Magnifique orchestre de la Staatkapelle de Berlin sous la direction de Daniel Barenboïm...
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Tous les interprètes sont remarquables :

  • Gyula Orendt (Baryton) : Conte Almaviva
  • Elsa Dreisig (Soprano) : Contessa Almaviva
  • Nadine Sierra (Soprano) : Susanna
  • Riccardo Fassi (Basse) : Figaro
  • Emily d'Angelo (Mezzo-soprano) : Cherubino
  • Katharina Kammerloher (Mezzo-soprano) : Marcellina
  • Stephan Rügamer (Ténor) : Basilio
  • Siegfried Jerusalem (Ténor) : Don Curzio
  • Maurizio Muraro (Basse) : Bartolo
  • David Oštrek (Baryton) : Antonio
  • Liubov Medvedeva (Soprano) : Barbarina
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Vincent Huguet a situé l'action de nos jours dans un immeuble moderne avec terrasses...
Il traite les Noces un peu comme une comédie musicale, ce qui est tout à fait défendable ("opera Buffa") d'autant que sa mise en scène est tout à fait cohérente...
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Images :
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Suzanne, la Comtesse, Figaro...
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La Comtesse...
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Cherubin...
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Le comte Almaviva, Suzanne, Bartolo, Figaro, la Comtesse...
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Suzanne...

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Présentation du Spectacle :


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Et néanmoins perplexe...
La transposition à notre époque , sans être pourtant aberrante, ne semble pas avoir vraiment "fonctionné" pour moi...
Impression pénible qu'il n'y a aucun rapport entre ce que j'entend et les images proposées.
Sans doute prisonnier de trop nombreuses "Noces" que je connais...
Que faire alors :
Revoir et revoir ?
Fermer les yeux ?

De toute façon Vive Mozart !

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