jeudi 13 janvier 2011

LES BONS CHRETIENS - Joseph O'CONNOR - Irlande

Remarquable recueil de nouvelles de ce grand écrivain irlandais...
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Ces textes décrivent le paysage émotionnel turbulent et souvent vide qui est au coeur de la société irlandaise d'aujourd'hui. C'est un livre qui raconte de vraies vies, qui montre les sentiments et réflexions des Irlandais contemporains."
(Hugo Hamilton - préface)
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EXTRAIT
"Ce n'était pas la première fois que je voyais mon père pleurer. Mais c'était la plus terrible....
Alors moi aussi j'ai voulu pleurer. Pas parce que j'étais ému mais parce que je voulais pleurer avec mon père. Je voulais le soutenir et qu'il me soutienne, et je voulais pleurer entre ses bras jusqu'à ce qu'on ait épuisé toutes nos larmes. Je voyais bien que mon père avait en ce moment des raisons de pleurer. Et j'avais envie de pleurer moi aussi. Mais finalement je n'ai pas pu.
C'est cette nuit-là que mon enfance a pris fin. parce que quand on éprouve ce genre de sentiment pour ses parents- qu'on s'aperçoit qu'ils peuvent, comme vous, avoir des raisons de pleurer-, on prend conscience alors qu'on est plus soi-même un enfant.
Et c'est aussi la nuit où Dieu est mort pour moi..."
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Joseph O'Connor est né à Dublin en 1963...Fiches sur :
Desperados : 10/01/2010
Inishoven : 02/05/2010
L'Etoile de mer : 20/07/2010
Redemption Falls : 26/07/2010

SOMEWHERE - Sofia COPPOLA - Etats-Unis

4 / 5
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Même si j'ai bien aimé "Somewhere" le qualifier de chef-d'oeuvre, ainsi que le fait une grande partie des médias, me semble tout de même un peu excessif...
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Une fable sur le vide de l'existence, la solitude...
mais aussi un moment d'émouvante complicité entre un père et sa fille...
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Deux acteurs tout à fait remarquables :
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La toute jeune Elle Fanning...
et Stephen Dorff.

mercredi 12 janvier 2011

LES SENTIERS DU DESASTRE - Donald WESTLAKE (1933-2008) - Etats-Unis

Westlake, un des géants du roman policier américain, s'amuse avec ce "polar" pas noir du tout,
Déjanté, plein d'humour,
Un excellent sujet pour un film de Quentin Tarantino...
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samedi 1 janvier 2011

LE QUATTRO VOLTE - Michelangelo FRAMMARTINO - Italie - (Au cinéma L'Arlequin)

4,5 / 5
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Hymne à la vie sous forme d'un magnifique poème cinématographique :
Des images, des sons (les bruits des animaux, de la nature, tel le vent dans les arbres...), pas une note de musique, pas de dialogues*...
(*un rêve réalisé pour moi : voir un film en VO sans la corvée de lire les sous-titres).-

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Dans ce film tourné dans un village retiré de Calabre les quatre règnes (l'humain, l'animal, le végétal, le minéral) sont présents : ils se mêlent, s'enchaînent.
Dans une interview, le réalisateur évoque Pythagore (qui vécut dans cette région au 6° siècle avant J.C.) :
"Nous avons en nous quatre vies qui s'emboîtent les unes dans les autres. L'homme est un minéral car son squelette est constitué de sels ; l'homme est aussi un végétal, car son sang est comme la sève des plantes ; il est un animal car il est mobile et possède une connaissance du monde extérieur. Enfin, l'homme est humain car il a volonté et raison. Nous devons donc nous connaître quatre fois."
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Les derniers jours de la vie d'un berger : il est vieux, il a du mal à s'occuper de son troupeau de chèvres...Il est malade : il se soigne avec la poussière "miraculeuse" recueillie dans l'église.

Un jour, il n'a plus de poudre (l'église est fermée). Entouré de ses chèvres, Il va mourir...
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Un chevreau va naître...
Bientôt, fragile, hésitant, il tente de suivre le troupeau mais s'égare : il se réfugie au pied d'un grand arbre...
L'arbre sera coupé pour célébrer une fête locale...

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Après la Fête, l'arbre est vendu aux charbonniers... I -
"En Calabre la nature ne connaît pas de hiérarchie. Tout être posséde une âme. Pour s'en convaincre, il suffit de croiser le regard d'une bête, d'entendre le son de la charbonnière, qui est comme une voix, ou bien d'observer le flottement du sapin battu par le vent, qui appelle tout le monde à se grouper."
(Michelangelo Frammartino)
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Michelangelo Frammartino né en 1968...Carrière dans les arts plastiques aprés des études d'architecture...
"le quattro volte" est son second long métrage aprés "Il Dono" réalisé également en Calabre en 2004.

mercredi 29 décembre 2010

OPERA - DVD - WERTHER (1892) - Jules MASSENET (1842-1912) - Opéra Bastille (janv.2010)


Démodé le héros romantique ?
Démodé Werther ?
Démodée la musique de Massenet ?
Ce magnifique DVD qui vient de paraître me fait penser tout le contraire...
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Werther a été filmé en janvier 2010 par Benoît Jacquot dans la belle mise en scéne épurée qu'il avait faite en 2004 pour Covent Garden.
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Une excellente direction musicale de Michel Plasson (nouveau venu à l'Opéra Bastille....)
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Une remarquable distribution...
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Sophie Koch : Charlotte - Jonas Kaufmann : Werther
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Ludivic Tézier était Albert et Anne-Catherine Gillet Sophie...
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Une ovation parfaitement méritée pour le ténor allemand Jonas Kaufmann (qui connait bien le répertoire français : Don José...etc) qui incarne...
Un Werther inoubliable : vocalement et avec une présence scénique incroyable :



BRAVO !
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Sur le blog du Promeneur voir ICI
une excellente chronique sur Massenet.

mardi 28 décembre 2010

GLORIA - Vilma FUENTES - Mexique

Flâner dans une librairie (souvent celle immense de la Fnac Montparnasse) est, pour moi, presque une nécessité : feuilleter, lire la 4ème de couverture, l'odeur particulière du papier...)
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J'essaye, en vain, de me remémorer ce qui a pu me décider à acquérir ce bouquin : la parenté du nom avec Carlos Fuentes ? l'illustration de la couverture ? Qu'importe !
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Difficile d'évoquer ce beau livre (au style imagé) où le temps (présent, passé), les lieux (Mexico, Paris) se mêlent avec bonheur...
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Comme souvent dans la littérature hispano-américaine des personnages paumés, un peu déjantés, souvent cocasses, toujours attachants...
La narratrice tente, en vain, d'échapper à son passé, à sa passion pour Alberto, son amant fantasque, qui lorsqu'il lui arrive de cesser de boire se détache d'elle...
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DEUX EXTRAITS :

"Il est rare que les morts prennent congé. Sans que nous le sachions, ils s'en vont sans dire adieu, un peu en cachette, comme ces invités à une fête qui se souviennent brusquement d'un rendez-vous plus important et s'échappent par une porte dérobée. Le temps passe avant que nous ressentions leur absence : ils deviennent peu à peu invisibles avant de disparaître, se dissimulent entre les meubles, nous habituent à une présence vague, intermittente, à peine perceptible. C'est peut-être leur forme de courtoisie."
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Diego Rivera - Vendedora de flores (détail)
"J'ai vu Ignacio avec son bouquet de fleurs et son sourire. Le reste des invités disparut d'un seul coup comme le corps de ballet qui s'évanouit dans l'obscurité pendant que les projecteurs sont braqués sur le danseur étoile. Il ne s'agissait pas d'amour : c'était simplement un monde qui me parlait. Un cercle magique où, lorsque on y pénètre, les choses, jusqu'alors immobiles, prennent vie et sens."
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Wilma Fuentes née à Mexico en 1949,
Journaliste et romancière,
Vit à Paris depuis 1975 : correspondante de différents médias mexicains
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Elle a publié notamment "L'autobus de Mexico" (1995), Des Châteaux en enfer" (2008).

lundi 27 décembre 2010

LES EMOTIFS ANONYMES - Jean-Pierre AMERIS - France


3 / 5
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Deux grands timides...
Une fabrique de chocolats (on salive)...
Un couple d'acteurs talentueux et complètement en phase...
=
Une comédie plaisante qui débute brillamment, qui tourne un peu en rond, puis s'achève tout comme elle a commencé...

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Isabelle Carré

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Benoît Poelvoorde
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Jean-Pierre Améris né en 1961
Scénariste et réalisateur
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11 longs métrages dont : Mauvaises Fréquentations en 1998, C'est la Vie (2001).