dimanche 7 mars 2021

UN COEUR EN HIVER (1992) - Claude SAUTET (Réalisation & Scénario avec Jacques Fieschi) - France - Diffusé sur Arte le 03.03.2021

Sans doute le plus beau film de Claude Sautet.
La tragédie d'un homme qui semble avoir peur de la passion...
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5 / 5
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Synopsis :

"Amis de longue date, Maxime et Stéphane sont devenus luthiers et se sont associés. Le premier, souriant et volubile, s'occupe des clients, tandis que le second, introverti et taciturne, semble ne vivre que pour la sonorité de ses violons. Maxime lui présente l'une de leurs clientes, Camille, une virtuose de l'archet. Le temps passant, Camille découvre que l'attitude manifestement distante de Stéphane cache mal l'extrême intérêt qu'il porte à sa carrière et le trouble qui l'envahit en sa présence. Quelque chose qui ressemble à une séduction froide se glisse entre les deux jeunes gens, sous l'oeil inquiet de Maxime, épris de Camille..."

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Je me souviens parfaitement qu'à la sortie du film j'avais déjà été intrigué par la personnalité complexe de Stéphane.
Cette nouvelle vision confirme cette impression.
Qui est Stéphane ?
En dehors de son métier de luthier et de son amour de la musique, il semble fuir la vie...
Une sorte de mort-vivant, étranger à la passion, aux sentiments humains...
C'est sans doute par une sorte jeu cruel qu'il va s'amuser à séduire Camille, puis lui asséner finalement un terrible "Je ne vous aime pas"...
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Tout concourt à faire de ce film poignant et cruel  un chef-d'œuvre : scénario, dialogues, réalisation, interprètes totalement habités par leurs rôles, enfin une musique (celle de de Ravel) en osmose avec les situations.
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Daniel Auteuil : Stéphane
Emmanuelle Béart : Camille
André Dussollier : Maxime
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IMAGES :
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Un extrait :


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Claude Sautet
(1924-2000)
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voir wikipedia

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Epitaphe figurant sur la tombe de Claude Sautet au cimetière de Montparnasse :



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BILLET - SOUVENIR - LA VIE / LA MORT - CITATIONS......

Citations relevées sur un petit carnet retrouvé par hasard

En pensant à tous ceux que nous aimons et qui nous ont quittés...

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"Les morts sont des invisibles qui ne sont pas absents"
(Saint Augustin)
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"Vivre est ce qu'il y a de plus beau au monde, la plupart des gens existent, c'est tout."
(Oscar Wilde)
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"L'idée qu'on mourra est plus cruelle que mourir, mais moins que l'idée qu'un autre est mort"
(Marcel Proust)
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"La mort n'est pas la dernière fin. Il nous reste encore à mourir chez les autres."
(Saint Augustin)
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"Les mexicains ne vont pas vers la mort. Ils y retournent car ils en viennent."
(Carlos Fuentes)
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"Il faut vivre, /Vivre,/Rien que/Vivre"
(Maïakovski)
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"La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient"
(Gabriel Garcia Marquez)
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"La vie n'a de valeur que si l'on vit pour quelque chose ou pour quelqu'un."
(Cesare Pavese)
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"Nous sommes au monde par hasard...Père, mère, enfants, tout vient par hasard. Inutile de pleurer. On nait et on meurt seul."
(Cesare Pavese)
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"...la vie elle-même est angoisse. Elle n'est qu'un moment de l'existence entre la naissance et la mort...Ce qui nous différencie des animaux est peut-être notre conscience de la mort"
(Francis Bacon)
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"Nous avons tous deux vies : la vraie, celle dont nous avons rêvé enfant et que nous continuons de vivre de façon souterraine, et la fausse, celle que nous vivons tous les jours et qui nous mène au cercueil."
(Fernando Pessoa)
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"Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c'est la présence des absents dans la mémoire des vivants"
 ( Jean d'Ormesson ) 
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samedi 6 mars 2021

HOMMAGE - Patrick DUPOND (1959-2021)

 Patrick Dupond
Est mort ce vendredi 5 mars à l'âge de 61 ans...
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L'enfant terrible de la danse
Danseur virtuose entré à l'école de danse de l'Opéra de Paris à 10 ans
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Il est nommé danseur étoile à 21 ans
Directeur de la danse en 1990
Véritable star il a mené également une glorieuse carrière internationale
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Pas de deux avec Sylvie Guillem
Extrait du ballet Le Corsaire (musique d'Adolphe Adam)


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Voir wikipedia

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lundi 1 mars 2021

LA BOHEME (1896) - Giacomo PUCCINI - Opéra Royal de LiEGE (2020) - Diffusé sur Arte le 14.02.2021

Bravo à l'Opéra Royal de Liège !
En pleine pandémie : une totale réussite...
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La Bohème :

"A Paris, au XIXe siècle. Une bande d’étudiants sans le sou compte sur les joies de la vie pour égayer un peu son quotidien misérable, car manger, se chauffer ou payer son loyer tient du luxe ! La tendresse de la petite cousette Mimi apporte lumière et chaleur au poète Rodolfo : tous deux vivent passionnément leur coup de foudre et font connaître leur amour à leurs amis durant la soirée de Noël. Le peintre Marcello, lui, est habitué aux coups d’éclat avec Musette, sa maîtresse volage : leur couple forme un contrepoint plein d’humeur à celui, plus mélodramatique, de Mimi et Rodolfo, qui finissent par rompre, bien malheureux de ne réussir à s’entendre. En fait, Mimi se sait condamnée par la phtisie qui la ronge peu à peu. Bien que séparée de Rodolfo, elle viendra expirer dans ses bras, sous les yeux des bohèmes, incapables de la soigner dans leur triste mansarde du Quartier Latin."
(source : Opera Online)
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Une œuvre intemporelle, profondément humaine qui pourrait se dérouler pendant l'actuelle pandémie (misère, précarité, mort)...
Le metteur en scène italien
Stefano Mazzonis di Pralafera (mort le 7 février 2021)
 a transposé, avec bonheur, l'action dans l'après-guerre de 1945.

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Afin de respecter les normes sanitaires le chef français Frédéric Chaslin a retenu une version "allégée", celle du musicologue Gerardo Collela, souvent donnée dans les petits théatres.
La magnifique orchestration de Puccini est donc "réduite" mais la splendeur de la partition demeure.
 De même choristes et figurants sont en nombre restreint.
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Tous les interprètes sont remarquables :
La soprano roumaine Angela Gheorghiu est Mimi
Le ténor roumain Stefan Pop est Rodolfo...
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Ionut Pascu (Marcello)
Maria Rey-Joly (Musetta)
Kamil Ben Hsaïn Lachiri (Schaunard)
Ugo Guagliardo (Colline)
Patrick Delcour (Benoit et Alcindoro)
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Giacomo Puccini
1858-1924
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Voir Wikipedia

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Voir  ICI   La Bohème au Met en 2018

dimanche 21 février 2021

LES CAPULETS & LES MONTAIGUS (1830 à la Fenice) - Vincenzo BELLINI (1801-1835) - Opernhaus de ZURICH 2015 - Enregistré sur Mezzo live le 05.02.2021

Les  Capulets et les Montaigus
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Souvent dénigré, assez rarement représenté, est pourtant pour moi l'un des plus beaux opéras de Bellini
Bellini, le roi de la mélodie lyrique...
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Résumé du livret :
(source : Opera online)

"À Vérone au XIIIe siècle, les partisans de Capellio, les Capulets appartenant au parti des guelfes, s’opposent à leurs irréductibles ennemis gibelins, les Montaigus qui ont à leur tête, Roméo. Giuletta, la fille de Capellio doit épouser Tebaldo qui soutient son père dans cette lutte incessante entre les deux clans. Mais la jeune fille aime d’un amour réciproque Roméo. Malgré les efforts de conciliation de Roméo, la haine inexpiable entre les Capulets et les Montaigus entraînera la mort des deux amants."


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Merci à l'opernhaus de Zurich de nous avoir offert cette belle production !
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L'orchestre "sonne" magnifiquement sous la direction, quelque peu rapide, de l'italien Fabio Luisi.
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Par contre le sens de la mise en scène de l'allemand Chistof Loy m'échappe : les personnages évoluent dans une maison vide qui semble avoir été dévastée, ce à l'époque moderne...
Ce serait une "évocation de la mafia new-yorkaise des années 1950" ?
Curieuse mise en scène donc mais qui n'altère en rien le bon déroulement de l'opéra : le livret est suivi au plus près .
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Cette production bénéficiait d'une très bonne distribution avec notamment
La mezzo-soprano américaine Joyce DiDonato totalement convaincante avec sa maîtrise parfaite du rôle de Roméo (sans doute le meilleur qu'on puisse applaudir actuellement).
La jeune et prometteuse soprano ukrainienne (elle avait 25 ans) Olga Kulchynska, talentueuse Juliette.
Le ténor français Benjamin Bernheim (timbre splendide) est un excellent Tebaldo.
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IMAGES
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Tebaldo (Benjamin Bernheim)...
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Présentation du spectacle :


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Vincenzo Bellini est mort à l'âge de 33 ans.
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(médaille de la Monnaie de Paris)
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Inhumé au cimetière du Père Lachaise,


Ses restes ont été transportés à Catane, sa ville natale, 40 ans après sa mort, dans la cathédrale Sainte-Agathe.
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lundi 15 février 2021

LA TRANSPARENCE DU TEMPS (2018) - Leonardo PADURA - CUBA - Elena Zayas (traduction) - Editions Métailié

L'auteur précise :

La transparence du temps est un roman et doit être lu comme tel. Les réalités présentes et passées s'appuient sur des données historiques, des contextes et des décors réels, travaillés cependant en fonction de leur emploi dans une écriture romanesque. Comme on le dit maintenant : ce roman s'inspire de faits réels.

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Présentation par l'éditeur :

"Alors qu’il approche de son 60e anniversaire, Mario Conde broie du noir. Mais le coup de fil d’un ancien camarade de lycée réveille ses vieux instincts.
Au nom de l’amitié (mais aussi contre une somme plus qu’honorable), Bobby le charge de retrouver une mystérieuse statue de la Vierge noire que lui a volée un ex-amant un peu voyou.
Conde s’intéresse alors au milieu des marchands d’art de La Havane, découvre les mensonges et hypocrisies de tous les “gagnants” de l’ouverture cubaine, ainsi que la terrible misère de certains bidonvilles en banlieue, où survit péniblement toute une population de migrants venus de Santiago.
Les cadavres s’accumulent et la Vierge noire s’avère plus puissante que prévu, elle a traversé les siècles et l’Histoire, protégé croisés et corsaires dans les couloirs du temps.
 Conde, aidé par ses amis, qui lui préparent un festin d’anniversaire somptueux, se retrouve embarqué lui aussi dans un tourbillon historique qui semble répondre à l’autre définition de la révolution : celle qui ramène toujours au même point."
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C'est un bonheur de retrouver Mario Conde, ex-flic, revendeur de vieux livres, détective à l'occasion, dans ce formidable roman mélancolique et plein d'humour...
Personnage attachant, romantique, amateur de livres (son rêve était d'être écrivain), de rhum, de cigares et de café...
A l'approche de la soixantaine, alors qu'il broie du noir, obsédé par "l'arrivée obscène de la vieillesse", Mario se voit chargé par un ami de retrouver une vierge noire médiévale...
Avec une étonnante virtuosité, Padura, sans doute le plus grand écrivain cubain vivant, 
Nous entraine dans une Havane invisible aux touristes avec le tableau d'une génération victime d'avoir cru à une certaine révolution,
Nous convie aussi à une remontée dans le temps avec l'histoire de la vierge noire.
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EXTRAITS :
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"Il pensa alors qu'il voyait le temps à travers la transparence d'une goutte de pluie accrochée à une branche. Ou en franchissant les années, à travers la transparence cristalline d'une larme qu'un état d'âme altéré mais incoercible avait arraché à ses yeux."
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"Sous la torture un homme peut avouer les mensonges les plus absurdes, car ce n’est plus lui qui parle mais ses peurs libérées, portées à leur paroxysme…"
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"Conde se dit qu’en réalité, il y avait deux villes invisibles dans la ville visible : la fourmilière agitée des malheureux et les fabuleuses propriétés des bienheureux politiques et économiques"
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"- La drogue, ça ne m'attire pas... Et en plus, j'ai l'intelligence de ne pas m'en mêler... Écoute, Conde, tu sais bien que dans ce pays, sur mille affaires que font les gens, neuf cent quatre-vingt-dix-neuf sont illégales, parce qu'à Cuba, ce qui n'est pas interdit est illégal... Et moi je fais toutes ces affaires. J'en vis mais il y a deux...branches...auxquelles il vaut mieux ne pas toucher : la politique et la drogue..."
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"J'ai passé les quarante premières années de ma vie à faire semblant, en me réprimant, en me torturant, pour qu'on ne foute pas ma vie en l'air, pour que mes parents, pour que vous mes copains, pour que tout le monde dans cette patrie machiste-socialiste croient que j'étais ce que je devais être : un jeune homme exemplaire, viril, militant, athée, obéissant..."
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".....des millions de cubains dont les estomacs avaient été surveillés pendant des décennies par le livret de ravitaillement qui les empêchait de mourir de faim mais qui ne leur permettait pas de vivre sans souffrir de faim."
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"Sur le chemin du retour, il était passé chez une femme, médecin retraitée qui pour s'en sortir préparait clandestinement des repas à la demande."
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"Le prix de cette sculpture pouvait donc être incalculable et c’était pour cela que deux victimes s’étaient ajoutées à la liste probablement très longue des hommes sacrifiés sur l’autel d’une puissante statue, peut-être rapportée par un Templier anonyme ou par un roi devenu saint, des mythiques collines de Jérusalem, la Terre sainte pour laquelle trois religions qui paradoxalement croyaient au même Dieu s’étaient battues, avaient tué, s’affrontaient et tuaient encore."

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Leonardo Padura Fuentes
né à La Havane en 1955
 dans le quartier de Mantilla où il réside toujours...
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Licencié en philologie de l'Université de La Havane...
Ecrivain, Journaliste et Scénariste

Voir notamment sur ce blog :
et
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mardi 9 février 2021

HOMMAGE - Jean-Claude CARRIERE (1931-2021)

 Jean-Claude Carrière

Est mort à Paris ce lundi 8 février...
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Ecrivain, Scénariste, Parolier, Metteur en scène, Acteur
Il se partage entre le cinéma et la littérature...
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Les cinéphiles se souviennent notamment de sa collaboration avec le celèbre cinéaste Luis Buñuel (Belle de jour, le Charme discret de la bourgeoisie,...)
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